Nos musées en ligne
L’association
Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
Accès adhérent
Agenda
Exposition

Beau comme l’Antique

exposition-beau-comme-antique-musee_beaux-arts-nimes © Ville de Nîmes

Du 18 juin au 31 octobre 2021

De 10h à 18h
Nîmes | 30
Adapté à un
jeune public
Infos pratiques

Du mardi au dimanche, de 10h à 18h

Tout public

Visites guidées sur réservations au 04 66 76 71 82, places limitées

Handicap moteur Handicap auditif
Tarifs

Entrée : 5/3€
Visite guidée : 3€
Atelier : 5€

Lieu

Musée des beaux-arts de Nîmes
rue de la Cité-Foulc
30000 Nîmes 04 66 76 71 82

Avec l’ouverture du nouveau musée de la Romanité le public accède à une meilleure connaissance de la cité antique, et de l’histoire de la septième province romaine. Cependant l’Antiquité ne s’arrête pas avec la fin de l’empire romain, et l’héritage d’une telle civilisation a perduré, malgré les phases destructrices et les ravages de l’histoire.

Le livre comme héritage

La première étape de l’exposition est « le Musée de papier ». Elle permet de comprendre comment les livres ont permis, à ceux qui n’ont pas les moyens de collectionner, d’accéder aux très beaux vestiges de l’antiquité. Ces mêmes vestiges qui sont découverts et qui circulent en Europe grâce à leurs représentations, dans des livres savants et de très belles planches gravées. Parallèlement, les ouvrages d’architecture vont donner les bonnes proportions des monuments romains. A Nîmes, cette dimension est très importante du fait de la présence de la Maison Carrée et des Arènes. Les savants antiquaires au XVIIIe siècle vont s’emparer de cette connaissance. A Nîmes, c’est Séguier qui fonde son cabinet. Un angle de celui-ci est reconstitué pour l’occasion, pour vous plonger dans les dessous de cette spécialité. Les savants de l’antiquité appelés les antiquaires, voient leurs travaux influencer les architectes et les artistes. Clérisseau en fait partie. Après avoir représenté des monuments romains à Rome, il vient à Nîmes représenter, graver et éditer les monuments romains de Nîmes. A noter, l’hommage rendu à Séguier sur la Maison Carrée, où il fait apparaitre l’inscription découverte grâce aux trous des lettres de bronze.
Les ¾ des pièces présentées font partie des fonds des musées municipaux.

Nîmes la romaine

Alphonse De Seynes, architecte nîmois, est aussi à l’honneur. Il est à l’origine des aménagements et des fouilles aux abords de la Maison Carrée. Lors de ses travaux, il découvre les péristyles. Il est aussi l’auteur d’une série de dessins représentant les monuments romains, qui se distinguent par la justesse de leurs proportions et la minutie de leur représentation. Nîmes s’inscrit dans le « Grand Tour » : les habitants de l’Europe du XVIIIe siècle et les esprits des Lumières, font le voyage à Rome en passant par Nîmes, réputée pour être la ville française la plus riche en matière d’antiquités. Durant le Second Empire, les collectionneurs esthètes se constituent des collections impressionnantes sous forme de cabinets d’apparats constitués de tableaux, de meubles luxueux et de sculptures en bronze. Un tapis, emprunté au Mobilier National à Paris, reproduit même la frise de la Maison Carrée, comme pour souligner l’héritage antique dans les arts décoratifs. L’évocation nîmoise est présente au musée des Beaux-Arts avec l’éloge à Xavier Sigalon, et la présence de son buste en haut des escaliers. Renaud Levieux et Charles-Joseph Natoire n’échappent pas non plus à cet éloge, nombreuses sont leurs œuvres que vous pourrez observer.

Paysages fantasmés

En miroir du travail de Natoire, un espace est réservé aux vues de paysages, les cartes postales de l’époque. Ils représentent des monuments romains de manière fantasmée et complètement imaginaire. Le style italien du Capriccio en est le plus bel exemple, dans ces tableaux on y représente de fausses ruines. Giovanni Paolo Panini, peintre baroque italien, représente quant à lui de vrais monuments romains, mais n’hésite pas à les rassembler les uns à côté des autres. Natoire aurait peint certaines figures dans ces tableaux. Panini est d’ailleurs le formateur d’un des peintres les plus importants pour Nîmes : Hubert Robert. C’est lui qui poussera Natoire à peindre en dehors de son atelier. Deux tableaux de Robert sont visibles durant l’exposition, empruntés au musée de Limoges et au Petit Palais à Paris. Ils représentent la Maison Carrée à la montagne et à la campagne. On connaît son célèbre tableau au musée du Louvre. Cette inspiration ne se limite pas à la France, le « Grand Tour » fait aussi escale dans le nord de l’Europe.

Plus de renseignements