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Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
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Fiche collection

Arts d’Inde

La collection des arts de l'Inde a été constituée à partir d'objets d'art rassemblés au cours de ses voyages par Georges Labit, voyageur passionné.
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Linga à visage humain

Linga à visage humain

Anonyme
Musée Georges-Labit

Bois de char représentant Siva dansant

Anonyme
Musée Georges-Labit
Linga à visage humain

Linga à visage humain

Musée Georges-Labit
Apsara au miroir

Apsara au miroir

Anonyme
Musée Georges-Labit
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Parmi les plus belles collections françaises d’art oriental que le musée abrite, la collection des arts de l’Inde a été constituée à partir d’objets d’art rassemblés au cours de ses voyages par Georges Labit, ce voyageur passionné d’ethnologie, d’histoire de l’art et d’histoire des religions.
On y trouve notamment des sculptures représentant les dieux de l’Inde et des bois sculptés indiens.

Art d’Inde

Il était impossible, dans le bouddhisme primitif, d’imaginer une représentation humaine pour le Buddha qui avait découvert la Vérité et qui, par l’Extinction totale, nirvâna, se serait anéanti du monde. Les canons les plus anciens de la doctrine indiquaient qu’« aucun concept ne peut exprimer sa nature » et, jusqu’au début de notre ère, le Buddha ne fut jamais évoqué que par des symboles "témoins" de sa vie, par les lieux où se seraient produits les principaux événements de sa vie. Les quatre principaux symboles du bouddhisme rappellent les quatre moments majeurs de la vie du Buddha. Sa naissance est évoquée par un symbole de fertilité : la déesse Lakshmi sur un lotus au-dessus d’un "vase jaillissant" et la tête aspergée par deux éléphants. L’Eveil est figuré par l’arbre de la Bodhi ou arbre de la Connaissance. Le Premier Sermon est imagé par la roue de la Loi, souvent entourée de deux gazelles rappelant qu’il eut lieu à Sarnath, près de Bénarès, dans le Parc aux Gazelles. Sa mort, le nirvâna final est symbolisé par un stûpa, monument funéraire en forme de dôme contenant ses reliques. Une autre série de symboles représentant le Bienheureux fut également l’objet de vénération des adeptes : l’empreinte de ses pieds, son parasol, son trône. De même, les fidèles allaient se recueillir sous l’arbre qui aurait vu sa naissance, sous celui où il aurait atteint l’Eveil ou encore celui sous lequel il serait mort. De ces premières manifestations, de respect devaient naître deux caractéristiques majeures du bouddhisme : le culte des reliques et les pèlerinages en lieux saints.

L’école du Gandhâra
Le "Gandhâra" désignait, dans l’Inde ancienne, un territoire situé de part et d’autre de la frontière de l’Afghanistan et du Pakistan actuels. Au premier siècle de notre ère, cette région fut le foyer originel, juste après l’Inde, des premières représentations anthropomorphiques du Buddha et des bodhisattva.. Son aire de rayonnement culturel s’étendit au Sud, au Nord et au Nord-Ouest, dans les oasis de l’Asie Centrale, et par delà en Chine et dans le reste de l’Asie.

L’école artistique du Gandhâra était presque exclusivement au service du bouddhisme et puisait son style non seulement dans les courants artistiques indiens, mais également dans ceux venus des peuples qui occupèrent ce territoire à un moment ou à un autre de son histoire. Ainsi la civilisation achéménide, et surtout la civilisation grecque et les courts séjours d’Alexandre le Grand (330-324) influencèrent beaucoup plus tard, par l’intermédiaire des Séleucides et des Parthes, l’art du Gandhâra qui fut très souvent nommé art gréco-bouddhique. L’arrivée du Mahâyâna et les premières représentations humanisées du Buddha et des bodhisattva stimulèrent la création artistique. Au premier siècle de notre ère, sous la dynastie des Kusanâ alors implantés en Inde, l’art du Gandhâra connut sa plus belle floraison. Les Kusanâ, nomades originaires d’Asie centrale qui s’étaient imprégnés d’hellénisme en Bactriane, fondèrent un immense empire cosmopolite où se croisaient les civilisations, les idées, les modèles artistiques de l’époque. Ce brassage aboutit sous Kaniska, le plus illustre des Kusana, à un style composite dans lequel l’image du Bienheureux, bien que gardant les caractéristiques qui la déterminent, apparaît bien souvent sous des traits fortement méditerranéens : nez rectiligne dans le prolongement du front, cheveux ondulés et parfois présence d’une moustache, large drapé hellénistique. Cette école se maintint du 1er siècle de notre ère à la fin du IVème siècle.

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Musée Georges-Labit

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Toulouse | 31
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