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Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
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Fiche collection

Arts du Japon

La collection d'art du Japon fait partie des objets que le grand voyageur, ethnologue et collectionneur Georges Labit (1862-1899) a rassemblé au cours de ses voyages. On y trouve notamment des masques du théâtre japonais, mais aussi de minuscules inrō et l
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Armure japonaise (période Edo)

Armure japonaise (période Edo)

Musée Georges-Labit
Armure

Armure

Musée Georges-Labit
Bodhisattva Jizô

Bodhisattva Jizô

Anonyme
Musée Georges-Labit
Inrō et son netsuke

Inrō et son netsuke

Anonyme
Musée Georges-Labit
Grue

Grue

Anonyme
Musée Georges-Labit
La fuite de Tokiwa Gozen et ses fils

La fuite de Tokiwa Gozen et ses fils

Sadahide Utagawa
Musée Georges-Labit
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Art du Japon

Le bouddhisme japonais vient de la tradition Mahayana ou Grand Véhicule peuplé de buddha, êtres qui se sont éveillés à la Réalité telle qu’elle est, et de bodhisattva, êtres promis à l’Eveil. Le bouddhisme entra officiellement au Japon en 552 par l’intermédiaire d’une mission venant du royaume coréen de Paekche (Kudara en japonais). Parmi les présents destinés à l’empereur se trouvait une statue en bronze doré du Buddha Sâkyamuni (le Buddha historique), des sûtra, textes sacrés destinés à diffuser la parole du Buddha, et une lettre du souverain coréen encourageant fortement l’empereur du Japon à considérer avec attention la doctrine bouddhique. Cette nouvelle religion fut pendant une courte période en lutte avec la religion autochtone fondée sur le culte des kami, formes divinisées des éléments naturels, dès lors appelée shintô, la Voie des Dieux, par opposition à butsudô, la Voie du Buddha. A la fin de ce conflit, les deux traditions religieuses finirent par cohabiter et parfois même s’amalgamer pour donner naissance à un syncrétisme aux représentations hybrides. En moins d’un demi-siècle, le bouddhisme fut implanté au Japon, stimulant tous les arts et permettant la diffusion de l’écrit dans un pays qui ne possédait aucun système graphique propre.

L’évolution de cette religion, fortement liée à l’Etat, se fit selon quatre grands courants. Jusqu’à la fin de l’époque de Nara (710–794) la doctrine traditionnelle fut enseignée à Nara dans les six grandes écoles chinoises de l’époque. A l’époque antérieure de Heian (794 –1185) le bouddhisme ésotérique des écoles du Tendai et du Shingon fut introduit au Japon. L’époque postérieure de Heian fut surtout marquée par l’éclosion et le développement du culte d’Amida, buddha de l’Ouest résidant dans la « Terre Pure du suprême bonheur ». Ce phénomène fut provoqué en grande partie par l’annonce du « Dharma de la fin », qui devait conduire à l’extinction du bouddhisme et à l’impossibilité pour les hommes d’atteindre l’Eveil. A l’époque Kamakura (1185-1333) le bouddhisme zen fit son apparition. Ce courant bouddhique qui n’avait pas besoin d’icônes accentua le déclin de la sculpture.

En 1868, le Japon se trouva contraint d’ouvrir ses frontières après deux siècles et demi d’une autarcie presque totale. La restauration du pouvoir impérial jusqu’alors supplanté par celui des shoguns, relança la lutte destinée à restaurer les traditions anciennes. Le bouddhisme, religion étrangère, fut considéré comme portant ombrage à l’identité japonaise. Le gouvernement s’engagea dans une politique d’extirpation de toute trace de bouddhisme dans les temples shintô : les statues furent retirées, parfois brûlées, et, dans le meilleur des cas, achetées à bas prix par des voyageurs occidentaux. C’est probablement dans ces conditions que, lors de son voyage de 1889, Georges Labit acquit la majorité des pièces bouddhiques exposées.

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Musée Georges-Labit

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Toulouse | 31
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