Charles Escot

Charles Escot
naissance
16 avril 1834, Gaillac
décès
5 mai 1902, Gaillac
nationalité
française
activité
Pastelliste

Élève de Prévost, puis membre de l’Académie des Beaux-Arts de Toulouse, Charles Escot s’adonne de bonne heure au pastel qu’il pratiquera toute sa vie avec une véritable passion, s’attachant particulièrement à reproduire maintes œuvres des grands maîtres du genre, ainsi que quelques tableaux de peintres tels que Rubens et Van Dyck. Son atelier se situe 33, Rue Pharaon à Toulouse.

Outre une quinzaine (au moins) de copie de de Latour, de Chardin, notamment des portraits de J.J.Rousseau (au Musée de Versailles), et de Melle Clairon, on peut citer ceux de Mme D’Epinay d’après Liotard (au musée de Versailles), de Chardin et de sa femme d’après Chardin, de la Comtesse de Provence d’après Elisabeth Vigée-Lebrun, du duc de Bourgogne d’après Frédou. Il faut ajouter une tête de Christ et la Madeleine un tableau de Rubens conservé au Musée de Toulouse, plusieurs sujets d’après Van Dick, une fillette aux cerises d’après Russel, deux femmes d’après Prudhon, une Marie-Madeleine d’après Le Guide, une baigneuse d’après Lemoyne, plusieurs sujets encore d’après Rosalba Carriera...

Escot ne s’est pas contenté de reproductions, il a également réalisé des oeuvres strictement personnelles, d’une valeur un peu inégale, dit-on, mais remarquable en somme, en fixant, toujours au pastel, les traits de personnes de sa famille ou de son entourage. On lui doit les portraits de son père (au pastel noir), de son oncle, de « mon neveu Jean Escot », du docteur Facieu de Gaillac, de Mlle de Combette de La Bourelie et de son frère, de plusieurs autres personnes de la région gaillacoise désignées par de simples initiales, et aussi de son maître C. Prévost, d’Eudore Soulié, conservateur du Musée de Versailles, de Prévost-Paradol, du Procureur d’Arcosse, de l’avocat Le Sur, du duc de Lévis-Mirepoix et d’un enfant (dans la collection du marquis de Lévis), de l’abbé Hubert (au Musée d’Albi), du sculpteur Chapu...et de membres de la famille de Rothschild.

Très rarement il mania le pinceau (une copie de Van Dick) ou exécuta des œuvres originales autres que des portraits (un Soleil levant exposé au salon de 1890, une étude de chiens et un perroquet exposés à Albi en 1893). Son premier pastel, qu’il fit à l’âge de 18 ans (1852), représente une femme blonde (au Musée de Toulouse).

Il envoya aux salons de 1869 à 1894, à Albi en 1866 et 1893, à Toulouse en 1885 et ailleurs peut être de ses pastels qui lui valurent notamment une 2e médaille d’argent (Albi, 1866, hors concours en 1893).

Escot avait son atelier à Gaillac en bas de la rue Portal à l’entrée des couverts au 2ème étage, il y avait peint sur une porte Art et Liberté.

Son neveu, M. Escot, pharmacien à Gaillac, a conservé tout ce qui se trouvait dans l’atelier de l’artiste au moment de son décès. Cette importante collection comprend quelques répliques de travaux déjà mentionnés, notamment la femme blonde de ses débuts et le portrait de Mme D’Epinay.

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bouton (voir le diaporama de l'artiste) L'abbé Hubert lisant aux chandelles - Charles Escot Portrait de Mademoiselle de Rothschild - Charles Escot

DANS LES MUSÉES D'OCCITANIE

  • Musée des Beaux-Arts de Gaillac [Gaillac, 81]
    collection : Peintures

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