Jean-Louis-Ernest Meissonier

naissance
1815, Lyon
décès
1891, Paris
nationalité
française
activité
Peintre et sculpteur

Meissonier est un peintre et sculpteur français, spécialisé dans la peinture historique militaire. Peintre très soucieux du détail authentique, il s'inscrit dans le mouvement de réalisme historique qui apparaît dans les arts plastiques sous le Second Empire.

C'est en peignant des scènes militaires que l'artiste obtient les honneurs officiels (officier de la Légion d'honneur à 41 ans, commandeur à 52 ans). Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1861. Parmi ses tableaux héroïques, citons l'Apothéose impériale, la Retraite de Russie, les Cuirassiers à Waterloo.
Messonier applique systématiquement la même méticulosité d'historien dans tout le travail préparatoire de ses œuvres, ce qui fait de lui une référence en matière d'uniformologie.
En 1886, ce peintre prolifique avait à son actif quelque quatre cents tableaux.

Jean-Louis-Ernest Meissonier fait partie des illustrateurs d'Honoré de Balzac avec cinq dessins illustrant la Comédie humaine : La Maison du chat-qui-pelote, Le Bal de Sceaux, La Bourse, La Femme abandonnée, La Femme de trente ans.

Il appartient au courant artistique académique, dit « pompier ». Il fut considéré de son vivant comme un maître comparable aux plus grands génies. La critique vantait dans ses œuvres l’harmonie de l’ordonnance, la justesse de la composition, de même que le charme de la couleur. Connu pour ses scènes de genre militaires napoléoniennes (réalisées sous le Second Empire), Meissonier a eu en son temps gloire et honneurs. Ses peintures sont sans doute les plus chères qui se soient vendues au XIXe siècle, ainsi entre 1884 et 1890 pouvait-t-il vendre certains de ces tableaux entre 100.000 et près de 200.000 francs de l'époque.

Une de ses œuvres les plus connues est le tableau intitulé Campagne de France, 1843. D'un petit format assez inhabituel pour une peinture d'histoire militaire, ce tableau témoigne de son savoir-faire habile et minutieux. Malgré les dimensions réduites, la vaste étendue de la plaine désolée et le lourd ciel gris donnent de l'ampleur à la scène, tout comme la perspective dilatée autour de la figure centrale de l'Empereur, magnifié par un point de vue en léger contrebas. Les moindres détails sont restitués avec minutie. Le directeur de l'École des beaux-arts, Charles Blanc, disait d'ailleurs de Meissonier qu'il « peignait grandement en petit ».
Le public a découvert son activité de sculpteur après sa mort. Ses statuettes modelées en cire lui servaient à la préparation de ses tableaux.

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bouton (voir le diaporama de l'artiste) Les ordonnances - Jean-Louis-Ernest Meissonier

DANS LES MUSÉES D'OCCITANIE

  • Musée Massey [Tarbes, 65]
    collection : Hussards

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