Joseph Garibaldi

naissance
1863, Marseille
décès
1941,
nationalité
Française
activité
Peintre

Issu d’un milieu modeste d’immigrés italiens, le jeune Garibaldi est aiguillonné par un père amateur d’art. Comme Jean–Baptiste Olive, son aîné, et Etienne Martin, son camarade, il a la chance de devenir l’élève, voire le disciple préféré d’Antoine Vollon. Mieux que toute Ecole des Beaux–Arts, ce peintre renommé l’initie aux secrets de son art et favorise sa carrière en l’introduisant au Salon parisien.

La fidélité le caractérise dans ses relations avec son père spirituel, ses amis, mais aussi avec la Méditerranée. Exposant au Salon de 1884 à 1914, il y connait des succès (mention honorable en 1887 et médaille de 3ème classe en 1897) et notamment grâce aux vues de monuments de la Provence qui séduisent un jury officiel en même temps qu’elles signalent la fibre félibréenne du peintre. Dédaignant cependant faveurs et honneurs, il s’attache à des sujets plus humbles et quotidiens.

Il se consacre ainsi à la quiétude de petits ports dans la lumière du matin à Bandol, à Sanary, et particulièrement à Cassis où il est assidu entre 1884 et 1897. Il peint le Vieux–Port de Marseille à toutes les heures du jour et sous tous les angles depuis les fenêtres de son atelier quai de Rive Neuve.

Ce peintre amateur de photographie fait une incursion à Evian et sur les bords du Léman à l’appel de son ami Antoine Lumière, mais c’est à La Ciotat qu’ils se retrouvent le plus souvent. Il se rend deux fois dans le nord de la Corse, à deux reprises aussi à Venise, mais à partir de 1904, année où il cesse de dater ses toiles, le Midi seul retient son attention, un Midi désormais intemporel. L’âge venant, il partage son temps entre Fos (où il possède un appartement et un cabanon sur la plage) et son atelier marseillais.

Son champ de vision se réduit avec son champ d’action : dans les années 1930 ses yeux sont atteints par un glaucome, son pinceau dont on vante la finesse perd de sa précision, les contours des objets deviennent flottants, leurs couleurs s’affadissent ou se font criardes, le rose et le mauve dont il était friand envahissent ses petits panneaux de bois. Et, comme à son insu, le voici donnant avec retard dans le post–impressionnisme. Drame d’une fin de vie où le peintre lutte contre l’inéluctable en multipliant avec acharnement les variations sur la côte et les étangs de Fos, sur barques et sardiniols dans le port de Marseille, indéfectiblement fidèle à ses rives.

D'après le communiqué de presse de l'exposition Joseph Garibaldi, Le Midi paisible, organisée par la Fondation Regards de Provence, du 10 mars au 1er juillet 2012.

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bouton (voir le diaporama de l'artiste) Marseille, à Rive Neuve - Joseph Garibaldi

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