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L’association
Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
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Agenda
Exposition

L’affaire Sirven, une famille de Castres défendue par Voltaire

L'affaire Sirven © Conception pour la Ville de Castres : AD Illustration / visuel : Sirven (Les causes célèbres)

Du 24 juin au 18 septembre 2022

Castres | 81
Infos pratiques

Ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00.
Ouvert le dimanche de mai à septembre et le lundi en juillet et août.

Entrée libre et gratuite

Handicap moteur
Tarifs

Gratuit pour tous

Lieu

Centre national et musée Jean Jaurès
2 place Pélisson
81100 Castres 05 63 62 41 83

L’affaire Sirven naît de la mise en accusation de Pierre-Paul Sirven (1709-1777), protestant, juriste spécialisé dans le droit féodal à Castres, accusé de la mort de sa propre fille Élisabeth. Cette dernière avait exprimé le souhait de se convertir au catholicisme et de rejoindre le couvent des Dames Noires où elle ne put rester en raison de ses comportements, souffrant vraisemblablement d’instabilité mentale.

Elle disparut dans la nuit du 15 au 16 décembre 1760. Pierre-Paul Sirven, se sentant menacé, s’exile alors en Suisse. Son épouse et lui même seront condamnés par contumace et brûlés en effigie à Mazamet.
C’est alors que Voltaire réagit : « Ce jugement est l’excès de la bêtise, de l’injustice et de la barbarie. » La famille Sirven sera finalement réhabilitée par le tribunal de Toulouse en 1771.

En 2019, des descendants de la famille Sirven prennent contact avec les archives municipales de Castres où ils déposent le fonds Barthe-Ramond. Cet ensemble de quatre cent trente-deux documents d’archives, dont une centaine concerne directement le procès, rejoint les collections de la Ville pour être mis à la disposition des historiens.

C’est à la lumière de ces documents inédits et en partenariat avec le musée du Protestantisme de Ferrières que le Centre national et musée Jean-Jaurès et les Archives municipales de la Ville de Castres reviennent sur cette douloureuse affaire.

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