Centre national et musée Jean Jaurès [Castres, 81]

Exposition : Le Canard se déchaîne (archive)

du 17 mai au 2 septembre 2012

MUSEE JEAN JAURES

jaures@ville-castres.fr
Tél. 05 63 62 41 83 - Fax : 05 63 50 39 02

Ouvert de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00
Fermé le lundi, sauf en juillet et en août
Ouvert les dimanches de mai à septembre

« Voyons ce que raconte ce volatile... » disait le général de Gaulle en ouvrant chaque semaine, les pages du Canard enchaîné. Aujourd’hui presque centenaire, le Canard est toujours vivant ! Il doit son exceptionnelle longévité à la constance de son ton ironique et surtout à une fidélité sans faille à sa devise : « la liberté de la presse ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ».

Juillet 1915, le journaliste Maurice Maréchal, son épouse Jeanne et le caricaturiste Henri-Pierre GASSIER, créent un journal destiné à donner des informations vraies sur la vie des soldats au front, en évitant les rigueurs de la censure militaire.
Le titre qu’ils choisissent : le Canard enchaîné est un clin d’oeil à Georges Clémenceau, qui avait transformé son journal « l’Homme libre », en « Homme enchaîné », pour protester contre les abus de contrôle dont il estimait être victime.

En 1940, pour éviter toute compromission collaborationniste, le Canard se saborde. Pol Ferjac, Henri Monier et Grove en sont réduits à illustrer des livres pour enfants ou à décorer des restaurants. Mais dès la Libération, le Canard ressort la tête de l’eau, pour devenir à partir des années 70, un journal d’investigation.

Le « journal satirique paraissant le mercredi» part en guerre contre les dérapages, indélicatesses, bourdes et maladresses des politiques de tous bords, grands patrons et autres personnalités en vue.

Il acquiert ainsi la réputation de journal le mieux informé de France : on admire le Canard autant qu’on le craint. Les révélations d’«affaires» politico-financières ravissent les lecteurs autant qu’elles embarrassent ceux et celles qui se retrouvent bien malgré eux sous le feu des projecteurs.

Refusant toute publicité par souci d’indépendance, entièrement contrôlé par ses collaborateurs, souvent copié, jamais égalé le Canard enchaîné est, avec ses 500 000 exemplaires hebdomadaires, une véritable institution dans le paysage médiatique français.

Pour la première fois, sa direction a accepté d’ouvrir ses archives et de permettre ainsi au musée Jean Jaurès de présenter un nombre important de pièces inédites, « Unes », originaux et dessins de l’histoire du Canard.

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