Musée Calbet [Grisolles, 82]

Collection : Accessoires de la Belle époque

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  • poignée d'ombrelle -  Anonyme
  • épingles à chapeau -  Anonyme
  • poignée d'ombrelle à motif floral -  Anonyme
  • pommeau d'ombrelle -  Anonyme
  • poignée d'ombrelle aux trois bretonnes -  Anonyme
  • épingle à chapeau de style art nouveau -  Anonyme
  • épingles à chapeau en perles -  Anonyme
  • Paire d'épingles à chapeau -  Anonyme
  • épingle pour chapeau -  Anonyme

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La collection de poignées ou pommeaux d’ombrelles et de cannes du musée est une des plus anciennes, constituée personnellement par le fondateur du musée Théodore Calbet avant l’ouverture du lieu en 1938. Elle illustre parfaitement le goût du détail raffiné qui est de mise pour les dames et messieurs à la mode à la Belle époque. Autour de 1900, les élégantes de la haute société ont des corsets pour mettre en valeur une silhouette en « S ». Les accessoires sont nombreux : gants blancs, chapeaux, bijoux, et ombrelle. Ils mettent en avant leur statut social élevé par le choix des matériaux onéreux mais aussi parce que chapeaux, ombrelle, et gants permettent de garder la peau blanche et ainsi de se différencier des travailleurs à la peau tannée. Les poignées d’ombrelle du musée sont en porcelaine, faïence, ou métal argenté, avec des décors géométriques ou figuratifs comme par exemple des scènes galantes de style Louis XV, ou bien cette poignée amusante de trois figures bretonnes type « Bécassine ».

Autre accessoire indispensable à la Belle Époque représenté dans les collections du musée : les épingles à chapeaux. Une dame élégante des années 1900 ne sort jamais « en cheveux », c’est-à-dire tête nue… Le chapeau, souvent volumineux, exige des épingles aux tiges tout aussi démesurées –d’environ 30 cm – pour le fixer dans le chignon et éviter l’envol du couvre-chef en cas de vent !
L’objet devient alors un véritable danger public ! Car les élégantes s’en servent notamment comme armes dissuasives au moment des soldes ou pour régler des différends amoureux. Les accidents se multiplient au point que le préfet de police de Paris promulgue fin 1913 une ordonnance réglementant le port des épingles à chapeau dans les rues de la capitale.
 L’Art nouveau et l’Art déco sont les principales sources d’inspiration de ces accessoires de mode. Or, argent, métal argenté, ivoire, nacre, corne, écaille, émail, pâte de verre, bakélite, modèles sertis de pierres précieuses, de strass, les matériaux les plus divers participent à la fabrication des épingles, témoignant de moments particuliers de la vie sociale ou de l’activité mondaine de celles qui les arborent.

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