Musée Calbet [Grisolles, 82]

Exposition : Florence Carbonne, Le Pavillon (archive)

du 10 novembre au 17 décembre 2011 / samedi 17 à 16h, rencontre avec l'artiste

Vernissage jeudi 10 novembre, 19h
RDV au musée Calbet (navette en bus vers une destination inconnue)
Performance chorégraphique de Laurence Leyrolles, Cgnie la Lloba, le soir du vernissage

Dévernissage samedi 17 décembre, 16h :
Rencontre avec Florence Carbonne au coin du feu et devant un verre…

Rdv au musée Calbet ou directement à la maison sur les coteaux, 931 chemin des Crètes, Grisolles (parcours fléché depuis l'entrée du village)

"Le Pavillon" est le 3ème volet du projet "Habitat",
réalisé par le musée Calbet pour les Embarcadères, Saison culturelle en Pays Montalbanais

Florence Carbonne vit et travaille à Toulouse. Diplômée de l’école supérieure des beaux-arts d’Angoulême, elle a également étudié à l’école nationale des arts décoratifs de Limoges et a obtenu une Licence en Arts Plastiques à l’Université de Toulouse le Mirail. Elle a participé au sein du collectif toulousain ALaPlage pendant une dizaine d’années à plusieurs expositions en France et à l’étranger.

Florence Carbonne construit de vastes installations comme à Lectoure, en 2007, dans le cadre de L’été photographique. En 2006, le musée Calbet de Grisolles lui a donné une carte blanche dans le cadre de La Nuit des Musées, ainsi que le festival Accè(s) en 2007 autour des arts électroniques. En 2008, c'est la galerie Sainte Catherine de Rodez qui la reçoit, puis en 2009 le Théâtre National d’Evry pour la Semaine Internationale des Arts Numériques et Alternatifs. En 2005, son travail a fait l’objet d’une commande publique pour la Maison de l’archéologie de l’Université Michel de Montaigne de Bordeaux. L’année dernière enfin, sur une invitation en résidence au Québec dans le cadre du Symposium Sentier Art3, elle a réalisé une installation pérenne en pleine forêt canadienne.

Ainsi, depuis plusieurs années, le travail plastique de Florence Carbonne se déploie dans des installations interrogeant la notion d’espace et le rapport de l’œuvre à son public. Ses dispositifs s'appuient ainsi sur les caractéristiques architecturales et environnementales d’un lieu (plongé dans le noir ou en lumière naturelle) et sur les rencontres humaines, techniques, événementielles… qu’il produit. Elle propose alors, avec un minimum de moyens, une relecture sensible des lieux. Ainsi, pour la mise en place de ces dispositifs, elle utilise des matériaux manufacturés détournés de leur usage premier (fils de pêche, élastiques, sacs plastiques, détergents, fil de coton. Elle entrave le lieu, rythme et cloisonne l’espace, tranche dans le vide, crée des « zones ». Ces environnements invitent le public à s’y immerger le temps d’une expérience sensorielle personnelle. Depuis 2007, l’artiste associe à ses créations le mouvement et l’intervention du corps en invitant ponctuellement une danseuse – chorégraphe sur des performances.

Ainsi, en redessinant les espaces investis, Florence Carbonne crée, pour reprendre la formule de Michel Foucault, des hétérotopies, des espaces concrets, en marge du réel et dans un rapport nouveau au temps, qui provoquent l’imaginaire. Grâce à ses installations englobantes, Florence Carbonne offre, de manière palpable, l’expérience de ces univers, construisant des îlots fantomatiques de « bouts de ficelle », reproduisant dans la pénombre, l’utopie d’un monde sensible…

© F. Carbonne / Y. Poulain

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