Musée Calbet [Grisolles, 82]

Exposition : Paul Sibra (1889-1951), Du berceau à la tombe (archive)

du 16 avril au 23 mai 2010

Publication : "Jeux et sornettes d'enfants de Paul Sibra". Les éditions du musée Calbet. 7 €

Le Musée Calbet présente une série tout à fait remarquable de dessins ethnographiques, réalisée dans les années 40 par le peintre et dessinateur Paul Sibra (1889–1951). Minutieux, les dessins crayonnés de Sibra, réunis dans de vastes cahiers abondamment annotés, offrent un regard délicat et précis sur la vie rurale dans l’entre deux guerres, en Midi Pyrénées. Pour cette seconde rencontre avec l’œuvre graphique de Sibra, le musée a choisi de présenter des extraits du cahier « Du berceau à la tombe», proposant un regard minutieux sur les différents moments marquant la vie populaire d’un individu dans le Lauraguais et le Pays toulousain.

Paul Sibra est né le 10 septembre 1889 à Castelnaudary, dans l’Aude, de Charles, Louis Sibra et de Denise, Félicité, Caroline Dupuy. Il appartient à une famille bourgeoise, aisée et cultivée, fort connue pour son important négoce de textile. Il fait ses études secondaires à l’école St François de Sales à Castelnaudary et poursuit sa formation au collège municipal de la ville. Pierre Thalabas, professeur, lui prodigue ses premières leçons de dessin. De 1907 à 1910, étudiant en Droit mais aussi en Lettres-Philosophie, il peint en amateur et joue la comédie dans un cercle d’amis. Il prête le serment d’avocat devant la cour de Toulouse en 1911 et prend prétexte d’un stage chez un avocat parisien pour s’inscrire à l’Académie Julian dans l’atelier de Jean-Paul Laurens où il débute sa formation de peintre. De 1932 à 1937 il effectue de nombreux voyages (Tunisie, Italie, Nord de la France, Belgique) qui vont générer de multiples œuvres empreintes d’orientalisme sage mais délicat, où s’exprime son goût du dessin et de la couleur.

Les cahiers ethnologiques datent des années 40. Sur de larges pages, Sibra capte avec force détail les gestes, les métiers et les savoir-faire du monde rural, annote chacune d’elle, avec précision, décrivant dans le menu, les pratiques en déclins du bassin toulousain, du Frontonais au Lauragais.

Cet imposant ensemble constitue aujourd’hui encore un document rare et précis sans équivalent dans la région, une mine précieuse, délicatement illustrée, très rarement exposée, offrant au regard et à la connaissance, un portrait minutieux du monde rural régional.

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