Musée Calbet [Grisolles, 82]

Exposition : Philippe Poupet, Simply-click (archive)

du 8 janvier au 28 mars 2010

Vernissage : vendredi 8 janvier, à partir de 18h

Edition : Semaine 05.10, Editions Analogues
Sortie prévue le mardi 5 février 2010

Rencontre avec l'artiste : jeudi 11 février, 18h

Philippe Poupet est né à Villeneuve Saint-Georges en 1965. Il vit et travaille à Toulouse depuis 1991.

Depuis plusieurs années, cet artiste utilise et détourne les techniques de la sculpture classique (modelage, empreinte, moulage) en faisant de ces procédés de reproduction, de véritables générateurs de formes nouvelles. Ainsi, en s’appuyant sur des objets prélevés dans notre quotidien (parapluies, balises routières, cônes de Lübeck, postes de télévision...), Philippe Poupet réinvente autant de concepts inédits, de formules courtes, d’objets érectiles qu’il pose comme de véritables aphorismes pour signifier l’ordinaire étrangeté du monde.

Le rapport entre le processus d’élaboration de la forme et son mode de présentation revêt à chaque exposition une importance fondamentale. Depuis quelques années, certains travaux ont pris des dimensions monumentales manifestes en se greffant, selon les propositions, littéralement sur les murs (Oui, d’accord, OK, 1998, coll. FRAC Limousin), en s’étalant à l’envie sur tout le sol (Po’o- U’u, à La Chapelle Saint Jacques, Saint Gaudens, 2003), en se propageant au-delà du raisonnable dans les volumes d’exposition (Domaine de Chamarande, en 2005), en s’arrimant encore, au-dessus des têtes, sous la voûte d’une verrière (Meeting, Lieu-Commun, Toulouse, 2007).

Pour le musée Calbet, Philippe Poupet a choisi de créer une œuvre traversante faisant fi des étages, véritable sculpture–meuble aux contours imprécis trouant symboliquement l’espace du musée. Conçue comme un objet autonome, se déployant pour lui-même dans les pièces du bâtiment, l’installation n’en prend pas moins en charge la présentation d’œuvres plus anciennes sorties du calme relatif de l’atelier. Un peu comme si l’œuvre imaginée pour le site servait d’habitacle à des projets disparates, miraculeusement remis en scène dans une sculpture globale qui les aurait avalés. Une forme de boucle prospective, qui interroge par le biais le processus de création, imposant ainsi avec force, dans une scénographie personnelle, une pratique minutieuse de la sculpture de plus de 15 ans, faite de hasard, de fulgurances et de recherches, d’avancés, de repentances et puis d’oublis..

+ Imprimer

design : neo05