Musée de Cahors Henri-Martin [Cahors, 46]

Visite guidée : Visite guidée de la collection de Michel Dintrich (archive)

10 mars 2010 à 15h

A 15h au musée.
Sans supplément au tarif normal d'entrée.

Né en 1933, Michel Dintrich s’est d’abord consacré à la musique classique. Dès ses débuts, il connaît un succès populaire considérable avec l’enregistrement du fameux Canon de Pachelbel. Guitariste iconoclaste, il donne ensuite de nombreux concerts en solo et en duo avec son ami le violoniste Patrice Fontanarosa, émaillant son répertoire de compositions personnelles pour «guitare préparée». De nombreux disques témoignent de ses talents d’interprète et de compositeur.

Dans les années 1970, il rencontre les peintres surréalistes Jorge Camacho et Jean Benoît, grands amateurs d’art primitif. Il se lance alors dans la sculpture sans pour autant se détourner de sa vocation de guitariste. De ses mains de musicien naissent des œuvres originales, tenant souvent du masque et du totem.

Cédant à l’appel magnétique de l’Océanie qui avait aimanté la sensibilité surréaliste, Michel Dintrich décida, dans les années 1980, de se plonger dans une contrée marécageuse infestée de sauriens, habitée par des peuplades animistes qui célèbrent le culte des Ancêtres et s’adonnent à la chasse aux têtes pour venger leurs morts. Se servant des dessins et des aquarelles de son carnet de voyage comme d’un sauf-conduit chez les « sauvages », il put rencontrer les formidables sculpteurs Asmat et collecter auprès d’eux des objets tout à fait extraordinaires.

A son retour d’Irian Jaya, Michel Dintrich fit l’acquisition d’un presbytère à quelques kilomètres de Saint-Cirq-Lapopie, où l’ancienne auberge des mariniers acquise par André Breton était restée un lieu de rencontres privilégié pour les poètes, écrivains et artistes de tous bords, désireux de maintenir vivant l’esprit surréaliste. Quelques temps plus tard, il écrivit un Hymne paléolithique qui, interprété par un groupe d’amis et de voisins, allait devenir La Cantate profane. En 2005, le premier titre de l’album produit par le Cajarband s‘intitulait Irian, requiem pour les Asmat.

+ Imprimer

design : neo05