Musée de Cahors Henri-Martin [Cahors, 46]

Exposition : "Cadence]s" (archive)

du 13 mars au 31 décembre 2015

La première section de l’exposition présente quelques "machines singulières" de Pierre Andrès.
Elles attendent qu’on les actionne. On pense à des sculptures et à de grands jouets. On voit une vache, un oiseau, une girafe, un éléphant, dans un paysage semé d’orangers magiques et de labyrinthes. Ce sont des mécaniques d’une précision quasi-horlogère dont le son libère du tic-tac des horloges et du battement régulier des cloches qui parviennent du dehors, subrepticement, inexorablement. Elles nous offrent la possibilité de remonter le cours du temps en agissant sur des pédales, des volants et des clapets qui, dans un rythme binaire, vont permettre à des boules en bois de suivre des chemins tracés ou aléatoires, de trouver leur point d’équilibre avant de rouler sur des plans inclinés, de passer entre des chicanes, de chuter au milieu des grincements et des claquements avant de glisser sur les lamelles d’un xylophone. À travers elles, l’art exprime sa capacité à contourner les rythmes imposés et à inventer de nouveaux espaces-temps libérés des contraintes.

La deuxième section de l’exposition est le fruit d’une collaboration entre les étudiants du master professionnel Métiers de l’art et le musée de Cahors Henri-Martin.
Les étudiants proposent de marquer une parenthèse loin du tumulte quotidien et de prendre le temps de penser au temps, de sortir de ses rythmes pour saisir le motif. Sont ainsi présentés Amas Stellaire - Portrait de José Maya de Dove Allouche, Pianito de Jordi Colomer ainsi qu'un ensemble d'oeuvres placées sous le signe de l'ethno-cadences (photographies des Suri d’Éthiopie par Hans Silvester, tableaux d'Augustin Lesage et d'Arthur Tjatitjarra Roberston, tissus Ousbek de la collection Cordier).

La troisième section est une ode à la lenteur.
Elle offre aux visiteurs les tableaux de Jeffery et Sally Stride, peintres installés à Vers au bord du Lot depuis de longues années et toujours autant émerveillés par l’instant sublime où les rayons du soleil caressent toute chose et où le cours d’une rivière comme les frémissements d’un jardin semblent suspendus dans leur rotation

Les organisateurs ont souhaité confier à Jean Maheu, ancien président du centre Pompidou et de Radio France, poète et collectionneur, le soin d’imprimer la cadence de cette exposition. Une cadence faite de tableaux, de poèmes, de photographies, de souvenirs d’honnête homme. Une cadence faite d’instants fugaces qui deviennent éternels.

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