Musée de Millau et des Grands Causses [Millau, 12]

Exposition : Les Gants de "La Belle et la Bête" intègrent le musée (archive)

du 9 juin au 30 octobre 2017

RÉAPPARITION DU GANT MAGIQUE...

« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous », a déclaré Paul Eluard. Constat que s’est rapidement approprié Jean Cocteau qui privilégiait les intuitions fulgurantes. Si l’on croit ces mots, il était évident que le gantier Olivier Fabre devînt un jour son voisin sous les arcades du Palais Royal, au cœur de Paris. A l’exemple du poète, cette enclave secrète et préservée ne pouvait que l’attirer. Durant son enfance et son adolescence, sa grand-mère lui a transmis le goût de la beauté, de la perfection et du merveilleux. La voir travailler dans la célèbre ganterie de Millau lui a insufflé le désir de perpétuer la tradition familiale.
Friand de belles histoires, Olivier Fabre a été sensible au charme de La Belle et la Bête, un conte de Madame Leprince de Beaumont « où les fées n’apparaissent pas ». La découverte d’un « ruban de songes », le film somptueux et nocturne réalisé par Cocteau, a perpétué l’enchantement. Au point de vouloir rendre vie au gant magique de la Bête (imaginé par Christian Bérard), celui qui permet à Belle de voyager à travers l’espace et le temps.
Il a presque fallu soixante-dix ans pour que ce gant s’envole de l’appartement du 36 rue de Montpensier - où Jean Cocteau écrivit le scénario en 1944 - pour survoler les Jardins du Palais Royal et pénétrer juste en face chez Maison Fabre qui lui a rendu sa magnificence en recréant une paire à l’identique.
En ce mois de juin 2016, Olivier Fabre a souhaité offrir ces somptueux gants au Musée de la Ville de Millau. Nul doute qu’en les approchant, les visiteurs retrouveront leur âme d’enfant, celle qui permet de mieux entendre : Il était une fois...
Dominique Marny, Auteur, Vice-Présidente du Comité Jean Cocteau

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