Musée départemental du Textile [Labastide-Rouairoux, 81]

Visite guidée : Visite commentée GRATUITE de l'exposition « Çapeint : ça tisse » par Henri Darasse (archive)

vendredi 27 juillet 2018 à 20h30

> Visite commentée GRATUITE.

> Ce vendredi 27 juillet à 22h, le Musée départemental du Textile vous propose aussi une projection en plein air et GRATUITE du film de Thierry Frémaux « Lumière ! L'aventure commence » (repli au cinéma de Labastide-Rouairoux en cas d'intempérie).

Le Musée départemental du Textile vous invite à une visité privilégiée de son exposition temporaire « Çapeint : ça tisse », commentée par Henri Darasse, membre du Réseau "Çapeint".

La Conservation départementale des musées du Tarn a fait appel aux peintres du Réseau "Çapeint" pour questionner la notion de patrimoine à partir des lieux, objets, archives et documents techniques conservés dans ses trois musées (le Château-musée du Cayla à Andillac, le Musée-mine départemental à Cagnac-les-Mines et le Musée départemental du Textile à Labastide-Rouairoux). Comment l'artiste s'inspire, se nourrit des lieux de mémoire et comment il en devient à son tour artisan ? Chaque artiste intervient sur les trois sites, à l'écoute tour à tour du patrimoine minier, textile, rural et littéraire de notre département…

Au Musée départemental du Textile, Henri Darasse part de l'idée d'un tissage pictural entre divers motifs positifs ou négatifs produits par ses rouleaux. Cette analogie, inscrite initialement dans son travail puisque les motifs donnent un entrelacement graphique qui évoquait déjà le textile, n'est pas un but en soi, mais un point de départ. Sa démarche évoluant par accidents et écarts successifs aboutit à la mise en évidence du fil/trait comme élément pictural assurant la cohérence du tissage et la tension de la surface.

Alain Garrigue retient du textile l'entremêlement du tissage qui est un aspect de recherche assez constant dans son travail (entre tâches et lignes, fonds de couleurs successives et formes graphiques imbriquées), qui lui ouvre des pistes nouvelles de maillage, de structuration d’éléments hétéroclites entre eux (peinture, dessin, signes ou mots ajoutés).

Alain Fabreal choisit Pénélope comme une métaphore de la peinture. Elle, qui chaque nuit détisse la toile de chaque jour. Elle, qui contient le temps et le fige dans une répétition circulaire. Recommencer, reprendre, répéter sont aussi les mots de la peinture. Jour après jour, revenir sans cesse, pour fermer cette boucle. Ses figures mythologiques qui remontent de la mémoire dépassent le cadre du tableau. Alain Fabreal entend explorer ce chemin avec le médium de la peinture. Tout son travail consiste à faire affleurer ses images à la surface, au bord de la toile.

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