Musée départemental du Textile [Labastide-Rouairoux, 81]

Collection : Fonds monographiques

Cliquer sur les vignettes pour agrandir l'image ou accéder à la fiche œuvre

  • Atelier Sauret
  • Etiquette du fabricant Bourguet

+ Voir toutes les œuvres de la collection

FONDS MONOGRAPHIQUES : archives et objets relatifs à des ateliers de production et aux circuits de commercialisation des étoffes tarnaises.

Fonds SAURET
L’atelier SAURET était installé à Béziers s’est développé à partir des années 1910. Grâce à une équipe constituée d’une dizaine de personnes, il réalisait de nombreux travaux de plissage à façon pour les couturières et ateliers de confection de la région de Béziers jusqu’à Labastide Rouairoux. Chaque semaine, Mr SAURET se chargeait de l’enlèvement des pièces à plisser chez les couturières puis de la livraison, une fois les travaux terminés.
Afin de se diversifier et de répondre à la demande des couturières, l’atelier réalisait d’autres travaux comme les jours, les bourdons, les festons et les broderies mais aussi les boutons et boucles de ceintures recouverts de tissus ou bien encore le stoppage et le remaillage des tissus. Ces opérations ont aujourd’hui disparu. Elles consistaient à stopper une maille d’un tissu qui filait comme un bas en nylon et à reprendre la maille pour raccommoder le tissu sans que le défaut ne se voit. Véritable travail de chirurgie et de minutie, ces opérations étaient très fréquemment demandées par les couturières mais aussi les particuliers.
Les broderies étaient aussi très pratiquées qu’elles soient à la main ou à la machine. En effet, jusqu’au milieu des années 1960, il était d’usage de faire broder son trousseau de mariage. Ainsi, les jeunes mariées amenaient leur linge de maison à broder auprès des Ets SAURET qui s’assuraient ainsi un carnet de commande toujours complet.

Les anciennes ouvrières de cet atelier gardent le souvenir d’un travail assez dur mais toujours dans la bonne humeur. A partir des années 1958, l’atelier est repris par Mme SALVAGNAC jusque dans les années 1980 où le prêt-à-porter et les grandes surfaces ont définitivement raison de ces talents de couture et de plissage. Mme TRUEL sera la dernière personne à reprendre l’affaire jusqu’en 2000, date où elle prend sa retraite et où elle donne une partie des équipements de plissage et archives de travail au musée soit
. plusieurs métiers manuels en carton avec rouleau en bois,
. une machine à plisser de type Ezbelent avec son ensemble de documentation sur les différents plissés inv 2000.10.01.,
. une étuve n° 2000.10.12 pour fixer les plis par la vapeur,
. un présentoir avec échantillons de tissu montrant les différents plissés n° 2000.10.04 et divers présentoirs et matrices de boutons
. un classeur contenant de la documentation technique et quelques correspondances commerciales des Ets SAURET.

Fonds SANCHEZ
la maille à domicile

Ce fonds a été acquis par don de Monique SANCHEZ qui le tenait de sa mère Eglantine HONTARREDE. Il consiste en une surjeteuse, une robe, un twin-set et des revues de tricotage DUBIED. Mme HONTARREDE était couturière. Elle se fournissait en laines (en particulier les laines PINGOIN) produites par des filateurs de la région et de Roubaix. Elle réalisait elle-même ses écheveaux à partir du bobinoir de la surgeteuse ; puis enfin elle réalisait des articles en maille grâce à une machine à tricoter rectiligne de marque DUBIED achetée sur Bordeaux.
Elle travaillait sur des modèles/patrons dont elle trouvait inspiration dans les revues du tricotage de DUBIED ou le Petit écho de la Mode et qu’elle adaptait aux besoins de ses clientes.
Sa clientèle était essentiellement composée de femmes d’industriels ou de familles assez aisées qui souhaitaient se vêtir à la mode, comme les élégantes de Paris, à une époque où le prêt-à-porter commençait tout juste à se diffuser.
En 1937, les laines de Roubaix, en remerciement de sa fidélité, invitèrent Mme HONTARREDE à l’exposition universelle de Paris. Elle exerça cette activité de 1930 à 1966. La machine à tricoter a malheureusement été revendue, mais les vêtements traduisent bien ce savoir-faire et ce créneau économique (diffusion des laines).

Fonds LAMAGAT
Les petits travaux de dame

Les aïeules de Mme LAMAGAT étaient de modeste condition ce qui ne les empêchait pas de réaliser des vêtements et articles brodés grâce à l’inspiration qu’elles trouvait dans des revues de travaux pratiques et de mode auxquelles elles étaient abonnées. De mères en filles, elles se transmettaient les patrons et modèles, et on assiste au fil des réalisations à une vraie émulation créatrice entre elles.

Témoins de travaux de dame, ce fonds est particulièrement représentatif de la débrouillardise et du génie de ces femmes aux conditions modestes qui n’en étaient pas moins des élégantes. Il comprend des trousseaux de baptêmes (ensemble tricoté et brodé), des patrons et revues, de blouses en lin brodées, des chapeaux en feutre de laine (dont la plupart proviennent de chapeliers tarnais)

En lien avec ces fonds, divers objets publicitaires et planches de styles et de tendances de cabinets de styles (PECLERS, NELLY RODI…) et de marques (DORMEUIL…) qui ont été acquis à l’occasion d’une exposition sur la création d’une collection en 1996.

+ Imprimer

design : neo05