Musée départemental du Textile [Labastide-Rouairoux, 81]

Collection : Photographies

COLLECTIONS PHOTOGRAPHIQUES

Le fonds patrimonial
Une partie du fonds de photographies est constitué de reproductions de photographies de particuliers traitant de la vie sociale au sein et en dehors des usines photos d’usines : photos de mariages, banquets, noces…
Des documents originaux sont venus enrichir le fonds. Il s’agit de photographies d’usines, de bâtiments de production qui étaient réalisés pour devenir des cartes postales ou des documents de promotion d’une entreprise.
Le musée conserve un carnet de cartes postales sur l’usine CROUZET à Labastide Rouairoux et un carnet de cartes postales sur l’usine MARAVAL à Castres.

Le fonds Delpoux
Une campagne de photographies dans la perspective d’une exposition a été commandée au photographe tarnais Dominique DELPOUX en 2005. Dominique DELPOUX est né en 1962 dans la campagne tarnaise. Il tisse une œuvre dont les thèmes s’affichent dans ses expositions, les commandes publiques, les ouvrages de photographie : l’homme dans ce qu’il a de plus naturel, son image, son humanité.

« La photographie produit du temps arrêté » dit Dominique qui traque l'instant suspendu avec la patience de celui qui n'attend rien. Pour le saisir de son objectif, il parcourt visages et lieux d'un regard documentaire aussi pudique que curieux. A l'exact opposé du reportage, ses chroniques colorées assistent la mémoire du souvenir, dont la fuite efface les hommes et leurs traces éphémères.
Anthropologue discret, D. Delpoux préfère les gens aux faits. Il en expose la dualité singulière et la singularité plurielle. Au cœur de ses clichés nichent toujours une identité et sa vérité. Les instantanés entrent dans le vif du sujet, sans pathos ni cliché, mais avec infini respect.
Mathilde Annaud, 2007 »

Ces photos ont été réalisées de l’automne 2005 au printemps 2006. Dominique DELPOUX est allé à la rencontre d’industriels textiles du Tarn qui ont bien voulu lui ouvrir leurs portes afin qu’il photographie l’ambiance des ateliers. Le regard donne ici volontairement la place à la machine qui est omniprésente. De là, Dominique a rencontré des hommes et des femmes qu’il est allé ensuite photographier chez eux, dans leur intimité. Ingénieurs, contremaîtres, ouvriers, patrons sont mis sur le même pied d’égalité, celui de l’objectif. Seul change la posture, le lieu que le protagoniste choisit. Tranche de vie particulièrement forte d’humanité…

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