Musée des Augustins, musée des Beaux-Arts de Toulouse [Toulouse, 31]

Exposition : Corps et ombres : Caravage et le Caravagisme européen (archive)

du 23 juin au 14 octobre 2012

Photographies des oeuvres :
Gerrit van Honthorst, (1590 – 1656)
Femme accordant son luth
Musée de Fontainebleau, © RMN, photo : Gérard Blot
exposé à Toulouse
Michelangelo Merisi da Caravaggio
Jeune Garçon mordu par un lézard, vers 1593-1594
Fondazione di Studi di Storia dell’Arte Roberto Longhi, Florence, © Fondazione Roberto Longhi
exposé à Montpellier

Le musée des Augustins de Toulouse et le musée Fabre de Montpellier Agglomération s’associent dans le cadre de l’organisme de coopération franco-américaine FRAME, pour présenter une exposition exceptionnelle consacrée au caravagisme européen. Le partenariat franco-américain noué à cette occasion permettra de révéler aux publics une sélection de 130 chefs-d’oeuvre rarement prêtés en provenance des musées des deux côtés de l’Atlantique, avec la coopération d’institutions internationales très prestigieuses comme Le Louvre, la National Gallery à Londres, le Prado à Madrid et le Palais Pitti à Florence.
Montpellier et Toulouse, les deux grandes villes du Languedoc sensibles au caravagisme au début du XVIIe siècle, avaient une légitimité évidente pour la mise en oeuvre d’un tel projet.

Corps et ombres
L’un des artistes les plus connus de l’histoire, Michelangelo Merisi da Caravaggio (1571-1610) dit le Caravage, a influencé durablement dans toute l’Europe l’art d’un grand nombre de peintres célèbres. Le goût pour les contrastes d’ombre et de lumière, le caractère extrêmement physique de la représentation des corps, l’acuité psychologique des jeux de regard, l’impression de vie produite par ces images sans concession sont autant de traits qui confèrent aux oeuvres de ces artistes une intelligence toujours très contemporaine. Notre exposition vise à faire découvrir la dimension européenne de cette expression artistique.

Les deux musées présenteront simultanément les volets complémentaires d’une exposition conçue comme un diptyque :

A Montpellier, Caravage et les caravagesques du Sud

Le musée Fabre développera l’expansion du caravagisme dans l’Europe du Sud puis son influence sur les écoles française et espagnole : Caravage et ses suiveurs italiens, français, espagnols.
En Italie les plus célèbres sont Bartolomeo Manfredi, Orazio Gentileschi et sa fille Artémisia. On découvrira aussi le travail des français Valentin de Boulogne, Simon Vouet, Nicolas Tournier, mais aussi Georges de la Tour qui développe un style original. En Espagne Caravage séduisit un certain temps José Ribera, Zurbaran et Vélasquez.

A Toulouse, le caravagisme du Nord

Le musée des Augustins fera découvrir le caravagisme nordique, flamand (Seghers, Cossiers, Jan Janssens) et hollandais (Rembrandt, Bloemaert, Stom, Honthorst, ter Brugghen, Baburen…).

Le caravagisme nordique n’a jamais été étudié en tant que tel en France : le rassemblement des chefs-d’oeuvre des principaux maîtres de ce mouvement est un évènement.
Le plus inventif des artistes hollandais, ter Brugghen, est représenté par son oeuvre maîtresse, la Vocation de saint Matthieu du musée du Havre. Honthorst, au talent particulièrement varié, figure avec son exceptionnel Reniement de saint Pierre de Los Angeles. Le troisième grand homme de l’école d’Utrecht, Baburen, brille avec le Couronnement d’épines venu de Kansas City. Parmi l’ensemble remarquable de tableaux de Mathias Stom, citons l’incroyable Christ et la femme adultère de Montréal. Enfin, comment parler de peinture hollandaise sans évoquer la figure de Rembrandt et ses atmosphères caravagesques ? Sa somptueuse Fuite en Egypte prêtée par le musée de Tours nous enchante.

Du côté des Flamands, la plus grande figure fut incontestablement Gerard Seghers présent avec ses deux versions du Reniement de saint Pierre provenant de Raleigh et de Tours. Par ailleurs la Diseuse de bonne aventure de Jan Cossiers de Valenciennes incarne toute la séduction de cette peinture.
Un cabinet de dessins caravagesques sera aussi présenté dans l’exposition de Toulouse. Ceci est assez exceptionnel : les nordiques, contrairement au Caravage et à ses suiveurs qui marquaient les contours en incisant la toile, sont davantage restés fidèles à la pratique du dessin préparatoire.

Un évènement franco-américain

Cet événement a vu le jour grâce au FRAME (French Regional & American Museum Exchange), fédération de 26 musées de France et d'Amérique du Nord destinée à promouvoir la diplomatie culturelle et les échanges entre les musées membres. Nos deux musées sont particulièrement associés dans cette aventure au Los Angeles County Museum of Art (LACMA) et au Wadsworth Atheneum de Hartford qui recevront une partie de l’exposition en suivant.

Fruit d’une collaboration franco-américaine donc, cette exposition présentera des oeuvres prêtées par quelques unes des grandes institutions françaises et américaines.
De l’autre côté de l’Atlantique, on retrouve aussi le Museum of Fine Arts de San Francisco, le Saint Louis Art Museum, le Museum of Art de Cleveland, l’Institute of Arts de Minneapolis et le musée des Beaux-Arts de Montréal.
En France, les plus grands musées sont représentés : Lyon, Rouen, Lille, Grenoble, Rennes, Bordeaux, Marseille, Caen, Tours ou Strasbourg,… ainsi que nos deux musées de Montpellier et Toulouse.

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication / Direction générale des Patrimoines / Service des musées de France. Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État.

Consulter le dossier de presse de l'exposition

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