Musée des Augustins, musée des Beaux-Arts de Toulouse [Toulouse, 31]

Exposition : Jorge Pardo (archive)

du 23 mai 2014 à juin 2016

du 23 mai 2014 au 22 juin 2014 pendant le FIAT 2014 ; le musée est gratuit tous le mois jusqu'au 22 juin 2014 
Cette présentation sera visible jusqu'à l'édition 2016 du FIAT (Festival International d'Art de Toulouse)

tous les jours: 10h-18h

Visites du mardi au dimanche, à 17h, de la salle romane, par les médiateurs du FIAT
Nocturnes les mercredis jusqu'à 21h.
Nocturnes exceptionnelles pendant le festival les 30 et 31 mai jusqu'à minuit, avec les performances suivantes :

 à 19h et à 20h, au salon rouge : Andreas Paschias ou Corps humain/corps sculpté autour de la sculpture de B. Lange "Philopoemen à Sellasie".

Une longue métamorphose

Des colonnes aux tons orangers, ocres, bleu. Des lumières prodigieuses issues de trois types de luminaires. Des rayons de lumières,des effets colorés, des vues en perspectives, des effets d'optique grâce au sol géométrique. L'oeuvre de Jorge Pardo est une merveille, colorée et moderne sublimant la collection de Chapiteaux.

Il y a deux ans, lorsque l'artiste américain né à Cuba visite le musée, c'est une révélation. Il y jettera son dévolu en imaginant une mise en scène pour l'ensemble de chapiteaux romans des XIe et XIIe conservés au musée. Un long chantier qui a impliqué la fermeture de la salle pendant 6 mois.

"Cette exposition dans une exposition est le projet le plus important réalisé par l'artiste, souligne Thierry Levier, commissaire des expositions. Il s'articule autour de quatre éléments : des lampes, des colonnes bigarrées, des meubles courbes et un carrelage au motif stylisé. »Entre le design, l'art et l'architecture

L'oeuvre de Jorge Pardo se caractérise par son évitement des conventions : peintre, designer, architecte ou scénographe, Jorge Pardo, l'artisan de ce qui l'entoure questionne les frontières entre art, architecture et design, pose la question de leur définition et scénarise le musée comme au théâtre.

A travers ses frontières, il pose la question de l'utilité de l'oeuvre, l'expose hors des musées, dans des maisons privées notamment, ou questionne le statut d'oeuvre d'art.Autre préoccupation forte dans l'oeuvre de Pardo, la place du spectateur qu'il sollicite à travers ses œuvres, et plus que jamais à travers la salle du musée.

Une forêt de colonnes unique au monde

La collection de chapiteaux du musée est exceptionnelle et unique au monde. Cet ensemble de sculptures romanes ( chapiteaux et bas-relief) du musée des Augustins est constituée essentiellement de vestiges provenant des trois édifices religieux les plus importants de Toulouse : le monastère de la Daurade, la collégiale Saint-Sernin et la cathédrale Saint-Étienne. Dans l'ancien réfectoire, les trois ensembles sont distingués par les différentes luminaires imaginés par Pardo. Pour ces œuvres, la question de la muséographie se pose depuis longtemps : suivant la présentation Debaux, c'est à dire façon avec un geste artistique façon art nouveau de 1980 à 1995, elles ont ensuite rejoint les réserves. Puis leur scénographie s'est rationalisé avec le désir de les présenter sans intérêt artistique, à travers une forêt de colonnes telles qu'il est possible de la voir aujourd'hui.

Les entreprises locales de la partie

Pour mener à bien ce projet et ce lourd chantier, le Festival international d'art de Toulouse a mis en place un lourd projet de mécénat de compétences : ainsi plusieurs artisans et entreprises locales ont offert leur savoir faire, pour le carrelage comme le percement des voûtes, les menuiseries, le déplacement des œuvres.

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