Musée des Beaux-Arts de Gaillac [Gaillac, 81]

Rencontres : Jo Vargas au Musée des beaux-arts de Gaillac (archive)

le 4 octobre 2012 à 17h

Entrée gratuite

La rencontre sera suivie du vernissage de l'exposition.

Dans le cadre du Salon du Livre 2012, Jo Vargas, artiste peintre et graveur contemporain, qui expose au Musée des beaux-arts de Gaillac, sera présente à 17h pour commenter son travail "Une scène très différente se déroule derrière la cloison"

Jo Vargas naît à Paris en 1957, accompagnée de sa sœur jumelle Fred Vargas, auteur de romans policiers. Jo Vargas se destine très jeune au dessin et l’influence de son père, féru de littérature, passionné d’arts, membre du groupe surréaliste, compte sans doute pour beaucoup dans le choix de cette voie. Elle fait ses études à l’Ecole des Arts Décoratifs, en section gravure. Sa passion pour la musique classique et pour l’opéra la mène à suivre les ateliers de scénographie de Georges Vackévitch puis à être recrutée comme décoratrice aux Ateliers de l’Opéra de Paris. Un chemin qu’elle n’abandonnera jamais, réalisant depuis vingt ans des décors pour le théâtre. Mais très vite, elle choisit de ne se consacrer qu’à la peinture, prenant le pseudonyme de « Vargas », en hommage à l’actrice Ava Gardner, interprète du rôle de Maria Vargas dans « La Comtesse aux pieds nus ». Sa sœur jumelle lui empruntera ce pseudonyme pour signer ses romans policiers. Le frère aîné des jumelles Vargas, quant à lui, historien, spécialiste de la Grande Guerre, la conduira à un long travail sur le premier conflit mondial, sur l’acmé de violence et l’explosion d’un monde, après lequel ne renaîtront pas les symphonies de Gustav Mahler, après lequel l’art, sous toutes ses formes, devra faire avec un nouveau chaos, s’y allier, l’incorporer, le fuir ou le combattre. L’œuvre de Jo Vargas épouse le tumulte de son siècle. Sa peinture, minutieuse, maîtrisée en même temps qu’impulsive, réaliste en même temps que « codée » ou pourquoi pas indéchiffrable quand elle touche aux limites de l’abstraction, est figurative. Mais cette figuration est sans cesse rompue, comme allant s’enfouir dans d’énigmatiques absences, scissions, fractures, distanciations. En dépit desquels les « sujets » demeurent, survivent, de manière délicate et secrète, ou bien à l’inverse s’imposent, brièvement surexposés dans des fulgurances baroques ou ouvertement allégoriques.

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