Musée des Beaux-Arts Salies [Bagnères-de-Bigorre, 65]

Collection : Collections pyrénéennes de Jeanne Sayous

Un espace pyrénéen rend hommage aux collections de Jeanne Sayous

Jeanne possède une âme de collectionneuse, elle est attachée à l’identité culturelle de sa région et s’intéresse aux cultures voisines. Son compagnon Vincent Argacha était le « démarcheur ». « Jana » prendra pour devise un des vers de son amie Philadelphe de Gerde : « Chaque âme a sa mission sur terre » (« ra qu’en rebié qu’é quem soubié », pour les locaux)

Les objets d’arts populaires sélectionnés retracent la fin d’une économie, d’un mode de vie et ils sont porteurs de coutumes.
La famille bigourdane pouvait se suffire à elle-même : le savoir faire se perpétuait et selon l’habilité de celui qui créait, la forme pouvait être très simple ou le travail d’ornement pouvait être teinté, gravé, incrusté d’étain ou de plomb et le rendu était délicat.
Du couteau à la hache, le façonnage en famille se faisait lors de veillées au coin du feu ou en journée pendant l’hiver.
De la quenouille gage d’amour et de fiançailles pour sa belle, le berceau, les cuillères, les sabots, faisaient partie d’une production hétéroclite d’un artisanat familial.

• L’économie agro-pastorale est largement représentée :
l’apiculture : ses ruches et capuchon,
l’appareil à cire de deuil qui fabriquait de longs cordons de cire de deuil ou tracine, à laquelle Margalide Le Bondidier a consacré une étude

• L’exploitation du lait et ses dérivés : le beurre, la crème, le fromage
Nous retrouverons donc des barattes, moules à fromages, égouttoir, fouets pour le pastet, brise caillé à l’ancienne, pots à lait, moule à beurre, ses petites cuillères et louches exécutées dans des bois de chez nous, buis, houx…

• La vie du berger :
Du burguet, abri sommaire du berger en montagne où il pouvait se reposer la nuit. Pendant ce temps le Patou des Pyrénées portait un collier hérissé de pointes de fer, prêt à défendre le troupeau contre les différents prédateurs.

Une superbe collection de sonnailles, le fabricant était à Nay…

Le travail de la laine :
bacs en bois pour laver la laine, ciseaux, force, cardes, peignes, fuseaux, navettes, dévidoirs, rouets, quenouilles, métier à tisser manuel et mécanique et bien entendu ses tissus et costumes.

• Le travail du lin, chanvre :
de la cueillette au champ de lin, à l’égrenage, quenouille à lin en roseau jusqu’au produit fini le drap, tout un art du textile en Bigorre.

• Le chaumier et ses outils…

• L’économie fermée de ses régions Pyrénéennes nous conduit à certains petits métiers :
le travail du vannier : du tistalh en noisetier, au panier à volailles en osier, des balaies en bruyère tout un art…
le banc de travail du sandalier, son nécessaire à tendre la corde, ainsi qu’un lot de toiles et sandales provenant de Salies de Béarn.
le sabotier et tous ses outils.
le travail du potier, des pots de cuisson, pots à graisse, aux cruches à eau, bols, assiettes et plats, tout un art local.

Les coutumes :
De temps en temps, l’homme fait volontiers une partie de quilles de neuf, jeu complet avec ses énormes boules de bois qu’on saisit par un évident creusé dans leur masse.
Le dimanche, pour les jours de fêtes, la musique, la danse et les beaux costumes sont de sortie…

De nombreuses lithographies, cartes anciennes racontent les Pyrénées...

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