Musée des Transports et des Communications [Toulouse, 31]

Exposition : Daumier et les chemins de fer (archive)

du 5 février au 30 mai 2009

Heures d'ouverture :
exposition ouverte au public tous les jeudis de 10 à 12 heures et de 14 à 16 heures et sur rendez-vous.
Entrée gratuite.

Adresse : 93 avenue Jules Julien, Toulouse
Metro St Agne SNCF
Tél. : 05 61 55 02 10
Mél.* : ITTC@orange.fr

Dans l’œuvre d’Honoré Daumier (1808 – 1879), dessinateur, sculpteur, peintre et lithographe, les chemins de fer occupent plusieurs séries thématiques regroupées sous les titres : « les chemins de fer », « physionomies des chemins de fer », « les trains de plaisir ». Presque tous les dessins ont paru dans « La Caricature », « Le Charivari », « Le Constitutionnel », « Le Journal Amusant ».

Des dessins plus ponctuels apparaissent dans d’autres séries intitulées « les âges de la vie » et « les moments difficiles de la vie ». La période ferroviaire des caricatures s’échelonne de 1843 à 1864/67.

L’évolution des dessins, élaborés au fusain et à la craie noire, cède aux modes stylistiques :

  • de 1843 à 1850, les personnages gardent leurs proportions corporelles, ce sont leurs attitudes qui sont croquées dans le ridicule,
  • à partir de 1852, Daumier exécute ses caricatures en privilégiant les expressions du visage accentuées par la disproportion des éléments du corps « grosse tête et petit corps »,
  • puis, vers 1860, il revient aux proportions normales en marquant de sa griffe la physionomie de ses contemporains. Les légendes qui accompagnent les dessins, peuvent être attribuées à Philipon successivement directeur de « La Caricature » et du « Charivari ».

Dans l’ensemble, Daumier représente peu de locomotives et de convois qui sont suggérés, il s’attache aux personnages qui occupent les impériales, les voitures sans toit ou l’intérieur des wagons, en particulier les troisièmes classes, à la cohue des cours de gare, à la sécurité, aux conditions d’attente et d’installation dans les voitures, à la réception et au conditionnement des bagages. Sa verve et la « nervosité » de son coup de crayon n’épargnent personne et restituent le vécu de ses contemporains pris entre le désir d’aventure et le besoin de confort.

La nouveauté de ce moyen de transport suscite bien des émotions, des étonnements, des déconvenues…Chaque trajet remet en cause ce que pense le voyageur, ce qu’il a idéalisé et la réalité quelquefois très dure des trains de plaisir.

L’exposition au Musée des Transports donne à voir et à comprendre les conditions initiatiques de ces voyages en train. Les lignes impliquées tournent autour de Paris, première ville désservie par les chemins de fer, après les premières historiques du Massif Central à utilité minière et industrielle, petites compagnies vite absorbées par le tentaculaire Paris-Orléans qui finira son parcours vers le Sud à la gare Matabiau en partage avec la « Compagnie du Midi ».

+ Imprimer

design : neo05