Musée des Transports et des Communications [Toulouse, 31]

Exposition : Les transports toulousains d'Eugène et Firmin Pons (archive)

du 14 janvier au 19 septembre 2010

Ouvert tous les jeudis de 10h à 12h, de 14h à 16h et sur rendez-vous.

Entrée gratuite

Au moment où l'on projette de réinstaller les tramways à Toulouse comme dans la plupart des grandes villes - Bordeaux, la rivale en est déjà pourvue-, le passé éclaire les démarches de la municipalité toulousaine, soucieuse de permettre aux Toulousains de se déplacer à moindre frais dans leur ville.

Vouées à l'échec sous Louis-Philippe, elles réussissent sous Napoléon III et sous la Troisième République grâce à l'entreprise familiale d'Eugène et Firmin Pons.
Le 25 novembre 1862, Eugène Pons obtient de la Mairie de Toulouse une concession de transports en commun qui établit une exploitation exclusive pour une durée de douze ans avec obligation de créer deux lignes d'omnibus.
Dès l'ouverture, en avance sur le plan prévu, le 9 avril 1863, le succès est assuré. Au lieu de deux lignes, on en compte trois. Eugène Pons peut être fier de sa réalisation qui est inaugurée par le Préfet de la Haute-Garonne et le Maire accompagné de l'ensemble du Conseil Municipal. De la place du Capitole, le départ des voitures, vers leurs premières destinations, s'effectue à 13 heures 25 précises... Les omnibus Pons sont dotés d'une impériale pour accueillir un nombre plus important de voyageurs et tractés par deux ou trois chevaux.
Rapidement, le réseau se développe ; en 1864, on distingue 8 lignes urbaines et 3 lignes de barrière; en 1865, on crée des services de banlieue qui s'agrandissent à leur tour entre 1866 et 1870.

Le 10 janvier 1871, Eugène Pons meurt, laissant à son fils Firmin le soin de continuer son œuvre. Il va s'employer à étendre et à perfectionner les réseaux créés par son père:
> installation nouvelle et agrandie rue des prés,
> service de nuit,
> desserte de la gare St Cyprien,
> adoption des tramways hippomobiles Ripert en 1882,
> tramways sur rails et réseau agrandi au-delà des "barrières" de la ville,
> abris, kiosques, extension des lignes dans toutes les directions, électrification partielle du réseau qui aboutira en 1891 aux premiers tramways électriques et à leur généralisation en 1906.
Les Ripert, les hippomobiles sur rails,les électriques circulent ensemble dans la ville.

En 1899, pour 30 centimes, on peut se rendre dans le quartier St Agne considéré comme extérieur à la ville !

Pendant les années 1914-1918, Firmin Pons contribue à l'effort de guerre. Il met sur pied des trains d'ouvriers et de munitions qui desservent la Cartoucherie liée à l'Arsenal de part et d'autre de la Garonne.
En 1918, pour mettre fin aux fraudes, des tickets sont distribués aux voyageurs en échange du paiement du parcours.
Le 27 octobre 1919, le désenclavement du quartier St Agne est atteint par la ligne soudée gare Matabiau-Capitole-St Agne.

Le 17 septembre 1920, Firmin Pons décède d'une crise cardiaque. Il laisse une œuvre considérable et une réputation d'autoritarisme et de générosité. Les Toulousains lui rendent un hommage mérité.

+ Imprimer

design : neo05