Musée des Transports et des Communications [Toulouse, 31]

Exposition : Transports et communications de la guerre de 1914 - 1918 (archive)

du 4 septembre 2014 au 9 juillet 2015

Musée ouvert aux horaires habituels :
Tous les jeudis de 10h à 12h et de 14h à 16h et sur rendez vous.
Le musée participera aux journées du Patrimoine les 20 et 21 septembre 2014

Dans l’histoire des peuples, la guerre est un moment rétrograde où la dévastation l’emporte sur la civilisation. 1914-1918 achève l’évolution du XIXe siècle européen, politique, économique, social et intellectuel. Rien ne sera plus pareil après la première guerre mondiale.
La guerre de mouvements se transforme en guerre de positions qu’il faut garder coûte que coûte ; ne pas céder quelques centaines de mètres et gagner au mieux une quinzaine de kilomètres, espérer l’usure physique et morale de l’adversaire.
De novembre 1914 au printemps 1918, en Occident, la guerre des frontières, la conception erronée de l’artillerie dans la guerre des tranchées qui s’étendent sur 750 kilomètres, de la Picardie au plateau lorrain, entraînent le massacre héroïque de millions de soldats et la fuite éperdue de nombreux civils « déracinés » de leurs régions et ayant tout perdu.

Le musée des Transports et des Communications s’attache à montrer le support logistique des divers faits militaires et civils dans les principaux domaines des transports :

  • les chemins de fer avec les trains de la mobilisation, les trains ambulanciers, les lignes créées pour desservir au plus près les tranchées,
  • la route avec les célèbres taxis de la Marne,
  • l’aviation militaire naissante avec les fameux « aéroplanes de combat »Farman, Morane, Nieuport, Voisin et les ballons d’observation…

Le musée mettra en évidence un moyen de communication très ancien, présent sur les champs de bataille : l’utilisation du pigeon voyageur sur terre, sur mer et dans les cieux, plus fiable que le téléphone et le télégraphe de l’époque.

La partie Sud de la France et Toulouse ne sont pas le théâtre des combats mais « l’arrière » contribue à l’effort de guerre, soutient le moral des combattants et accueille les réfugiés du Nord et de l’Est. Pendant que les femmes prennent leur place dans les usines ou dans les champs, de nombreux hommes du Sud sont envoyés sur les différents fronts pour y trouver la mort comme en témoignent les monuments de 1919.
Firmin Pons, alors grand patron des tramways toulousains, s’arrange pour desservir la gare Matabiau où arrivent les grands blessés et met à la disposition des ouvriers de la Cartoucherie ou de l’Arsenal des véhicules de part et d’autre de la Garonne.
Georges Latécoère fabrique les fameux avions Salmson à la cadence de six par jour. En 1917, il accueille dans son usine de Montaudran Emile Dewoitine comme chef d’atelier. Aux lendemains de la victoire, l’avenir appartiendra à la création et à l’invention…

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