Musée du Pays rabastinois [Rabastens, 81]

Collection : Archéologie gallo-romaine

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  • Mosaïque de la villa gallo-romaine de Las Peyras

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La villa gallo-romaine de Las Peyras était située à 1 km au nord de la ville actuelle, sur un terroir très fertile, idéalement placée à la base des coteaux, à l’abri des vents dominants. La proximité du bourg et l’absence locale de pierre à bâtir ont entrainé, dès le Moyen-Âge, une récupération dans ses ruines de tous les matériaux utiles. Les fondations ont été même parfois vidées des moellons qui les remplissaient. Les revêtements de marbre, brisés, ont servi à alimenter les fours à chaux. Il n’y a plus de vestiges en élévation, et les lieux ont été rendus à la culture. Depuis peu, le site est menacé par l’urbanisation.

Les érudits du XVII° siècle ont cru y localiser l’emplacement primitif de Rabastens. Vers 1840, les cultures agricoles provoquent le dégagement de pavements de mosaïque polychromes et la découverte de divers éléments sculptés qui vont enrichir le musée de Toulouse. Dans les années 1970-1980 des travaux de sauvetage et de sondages archéologiques vont amener la découverte de nombreux objets mobiliers, permettre de dresser les premiers plans et d’établir une chronologie. Lors de ces fouilles, plusieurs comblements et remplissages se sont révélés riches d’enseignements.

Le Musée du Pays rabastinois conserve du site diverses séries de poteries, certaines de luxe, (d’abord d’importation italique puis des ateliers céramiques de Montans), des lampes à huile, de la verrerie, quelques bijoux et parures.
Les restes de faune retrouvés lors des fouilles révèlent les espèces consommées : bœuf, mouton, porc et l’élevage d’animaux de basse cour. L’apport de la chasse est certain (sangliers et cervidés). De nombreux coquillages, qui étaient acheminés dans de tonneaux de saumure, attestent l’attrait des fruits de mer.
Des indices montrent que l’établissement antique a été ravagé au début du V° siècle lors des premières invasions barbares : sculptures martelées, traces d’incendie sur les pavements, vestiges d’occupations furtives dans les ruines.
L’ancienne église paroissiale de St Jean de Blaunac, à quelques centaines de mètres à l’ouest de la villa, disparue à la fin de l’ancien régime, semble avoir conservé le nom du domaine antique « Blaunaco ». Elle a probablement succédé à un lieu de culte païen plus ancien.

© Guy Ahlsell de Toulza
conservateur du Musée du Pays rabastinois

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