Musée du Pays vaurais [Lavaur, 81]

Exposition : Georges Artemoff (Ourioupinsk 1892 - Revel 1965)

du 19 mai au 16 septembre 2018

Du 19 mai au 14 juillet et du 1er au 16 septembre 2018 :
du mardi au dimanche (sauf le jeudi) de 14h à 18h.

Du 15 juillet au 31 août 2018 :
du mardi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h.
et du samedi au lundi de 14h à 18h.
Entrée musée

plein tarif : 4€
réduit : 3€
étudiants : 2€
gratuit pour les groupes scolaires et les jeunes de moins de 18 ans, demandeurs d'emploi

Pour la première fois, à travers la réunion de près de 80 œuvres sculptées et peintes, l'exposition du musée de Lavaur s'intéresse à cette période riche et féconde de l'artiste, marquée par une manière claire et un dessin sublime, qui tranche assez nettement avec les futures années revéloises.

Georges Artemoff garde de son enfance cosaque, sur les rives du Don, un amour immodéré de la nature. Il forge là un caractère profondément libre et un tempérament très entier, sans concessions, qui vont irriguer sa vie et son œuvre. L'école des cadets abandonnée, il se voue très jeune aux beaux-arts qu'il étudie brillamment à Rostov puis Moscou. Une bourse le conduit finalement à Paris en 1913, où il côtoie l'avant-garde.
Engagé pour la France, blessé, Artemoff retourne brièvement vers sa terre natale pour un périple incertain qui s'achève en 1920, dans la débâcle de l'armée Blanche, à Constantinople. Il y rencontre Lydia, sa muse, elle même artiste, qu'il retrouve et épouse à Paris peu après. A la tête d'un petit groupe d'artistes russes, Artemoff multiplie les travaux décoratifs, comme au Caveau Caucasien, haut-lieu des nuits montmartroises. C'est le temps des succès, des grandes sculptures ou l'homme et l'animal fusionnent, pour lesquelles l'artiste cumule les récompenses. La vie s'organise entre Clamart et Bonifacio, où Georges retrouve un peu du paradis perdu, jusqu'au décès de Lydia, en 1938. Avec la guerre revient l'exil. Entre montagne Noire et Garonne, le sud-ouest devient sa terre de refuge. L'errance prend fin autour de 1942, date de son mariage avec Jeanne Astre, et l'installation pour près d'une décennie à Sorèze où le chasseur-pêcheur, bientôt père, retrouve l'inspiration.

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  • Le Brochet - Georges Artemoff
  • Scène mythologique - Georges Artemoff
  • La chasse au lion (1/2) - Georges Artemoff
  • Les Rennes - Georges Artemoff
  • Chasse aux sangliers (copie d'après) - Georges Artemoff

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