Musée du protestantisme, de la Réforme à la laïcité [Ferrières (commune de Fontrieu), 81]

Cinéma : Cinquantenaire du Musée le 10 Août 2018 : films sur l'Exil "BROOKLYN" de John CROWLEY et "BIENVENUS" de Rune DENSTAD LANGLO

10 août 2018

SALLE MUNICIPALE PIERRE DAVY FERRIERES/FONTRIEU 81260

VENDREDI 10 AOUT 2018

18H : "BROOKLYN" de John Crowley

Pause repas : aligot/saucisse (inscription obligatoire auprès du Musée)

22h : "BIENVENUS" de Rune Denstad Langlo

« BROOKLYN » DE JOHN CROWLEY (2015) — Salle municipale Pierre Davy à 18h

D’un côté de l’Atlantique, il y a l’Irlande, la famille, les racines. A Brooklyn, il y a l’inconnu, un pays en mouvement, des rêves, du travail, des espoirs. C’est l’histoire d’une migrante, Ellis Lacey, dans les années 50, qui quitte son pays pour l’Amérique. Le film raconte son épanouissement, entre la douleur de l’exil et la découverte de son potentiel personnel, et la liberté. Il y a juste un choix à faire, à un moment de sa vie, entre l’ancien et le nouveau Monde. Et aussi, un choix entre deux hommes. C’est un film romanesque, à la reconstitution soignée, à la photographie de qualité, un film assez classique et réaliste en somme. Mais il ébauche aussi les prémices de l’émancipation féminine d’une jeune femme qui se met au travail, qui côtoie le « melting-pot » américain, effrayant, mais en devenir. Au travers de l’histoire d’amour,le cinéaste nous montre l’Irlande aux valeurs conservatrices, et une Amérique où tout semble possible. John Crowley est le metteur en scène de Boy A et de Closed Circuit, pour ceux qui auraient envie de mieux connaître son œuvre.

« BIENVENUS ! » de Rune DENSTAD LANGLO (2016) — Salle municipale Pierre Davy à 22h

C’est un film drôle, sur un sujet grave ! Pour assurer ses fins de mois et toucher une subvention de l’Etat norvégien, Primus décide d’accueillir des migrants dans son hôtel, tant bien que mal transformé en foyer, dans une montagne hostile. Mais ces « basanés » comme il les appelle, ne s’avèrent pas aussi dociles qu’il l’avait imaginé, et ne se satisfont pas des conditions lamentables proposées. Ils se trouvent même un « porte-parole » avec qui il va devoir composer. Primus, qui déteste tout ce qui vient de l’extérieur à la Norvège, va apprendre à connaître les autres, et l’humanité réapparaît chez lui, faisant tomber ses préjugés. Le cinéaste réussit un film digne et léger avec des saynètes farfelues, un plaidoyer humaniste mais jamais naïf, une fable politique grinçante et pourtant tendre, dans les chemins de traverse de la solidarité. Le film est dans la veine des grands films italiens des années 70, comme Affreux, sales et méchants d’Ettore Scola. Ce cinéaste a aussi réalisé un très beau long métrage "Nord".

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