Musée du Vieux-Toulouse [Toulouse, 31]

Collection : Peinture

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  • L'affaire Calas - Casimir DESTREM
  • L'intérieur de la chapelle de l'Inquisition - Joseph Roques
  • Portrait du comte Charles de Rémusat - Paul Delaroche
  • La porte Miègeville à Saint-Sernin et le marché aux puces - Édouard Bouillière
  • Le pont Neuf à Toulouse - Pierre Joseph Wallaert

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La collection de peintures du musée du Vieux-Toulouse (environ 450 oeuvres) couvre une période allant du XVIe au XXe siècles.
Les œuvres de cette collection, constituée pour l’essentiel par dons, se rattachent à l’histoire de Toulouse par trois biais :

  • L’artiste est toulousain : ainsi un Saint Jérôme attribué à Antoine Rivalz, une Cathédrale d’Albi par Léon Soulié ou une Jeune fille à la cruche par Bernard Bénézet. Signalons une série de toiles du commandeur Marius Cazeneuve (1836-1913), personnage fantasque et haut en couleurs, qui léga au musée du Vieux-Toulouse plusieurs toiles représentant dans un style naïf ses aventures sur tous les continents.
  • Le personnage ou la scène représentés ont un lien avec l’histoire de Toulouse et ses environs. A cette catégorie appartiennent les deux plus anciennes toiles de la collection, toutes deux anonymes : un portrait du jurisconsulte Jacques Cujas et un autre du président du Parlement Antoine de Lestang ; ces deux peintures restaurées en 2005-2006 sont datées de la fin XVIe – début XVIIe siècle. Il faut également mentionner un portrait du juge Jean-Louis Fontanilles par Jean de Troy et deux très beaux portraits de Charles de Rémusat (par Paul Delaroche) et de son épouse Pauline de Lasteyrie (par Ary Scheffer). On peut aussi rattacher à ce thème une Arrestation de Calas par Casimir Destrem. Enfin, une série de portraits de la fin XIXe – début XXe siècle offre d’intéressantes indications sur le costume populaire de cette période.
  • L’œuvre représente un paysage du Midi toulousain disparu ou modifié. Cette série est la plus importante en quantité. Les plus anciennes œuvres, du début du XIXe siècle, bien souvent anonymes, nous montrent le Pont Neuf et les bords de Garonne (attribué à Pierre-Joseph Wallaert), la Garonnette et les moulins du Château Narbonnais, le port Saint-Sauveur, le pont des Demoiselles ou encore la basilique Saint-Sernin (par Claire Arnoux). Le peintre néo-classique Joseph Roques offre deux très intéressantes vues de l’intérieur de la cathédrale Saint-Étienne et de la chapelle de l’Inquisition. Mais c’est surtout au XXe siècle que la peinture de paysages urbains s’est considérablement développée et les peintres de la Société des Artistes Méridionaux, fondée en 1905, ont amplement participé à ce mouvement. Grâce aux liens privilégiés entretenus depuis cette époque entre cette société et l’association des Toulousains de Toulouse, le musée du Vieux-Toulouse possède aujourd’hui une collection importante et représentative de l’activité des ces Artistes Méridionaux. Citons entre autres François Gauzy, Henri Loubat, Edmond et Maurice Alet, Georges Castex, Édouard Bouillière, Henri Rachou, Paul Mesplé, Arthur Fages, Jeanne Dabos ou Marcel Bertoin. Il convient enfin de signaler l’acquisition d’une partie du fonds d’atelier d’André-Pierre Lupiac, peintre originaire de Catanet-Tolosan et professeur à l’École des Beaux-Arts de Toulouse.

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