Musée du Vieux-Toulouse [Toulouse, 31]

Exposition : Images de Toulouse au XXe siècle (archive)

du 15 juin au 15 octobre 2016

Tous les jours sauf dimanche et jours fériés, de 14h00 à 18h00

Entrée exposition + musée :
tarif normal : 4 €
tarif réduit : 2 €

Catalogue de l'exposition : 3 €

Visites guidées de l'exposition les samedi 30 juillet, 27 août et 24 septembre à 15h00.

Cette année, du 15 juin au 15 octobre, notre exposition estivale de la salle Pierre-de-Gorsse sera consacrée, à des Images de Toulouse au XXe siècle. Des images parce qu’il s’agit de peintures, mais aussi de gravures, de dessins, de lithographies représentant des lieux de notre ville que des artistes de talent ont voulu fixer. Ils proviennent de nos réserves et de prêteurs amicaux. Nous avons choisi, à travers les œuvres exposées, de faire percevoir divers regards sensibles sur Toulouse, dans le siècle dernier qui s’éloigne à grands pas.
Si on compare l’espace d’alors avec celui que nos yeux voient aujourd’hui la modification est déjà évidente ; l’église Saint-Roch (André-Pierre Lupiac) parait s’être échappée d’un coin d’Italie, les colonnes des Minimes mettent en scène un lieu que l’on ne voit plus (Lucien Vieillard) et les arènes du Soleil d’Or, en construction, semblent posées dans un champ de luzerne (Paul Mesplé).
La place du Capitole n’est plus peinte aujourd’hui, c’est un lieu qui n’inspire plus, un lieu encore destiné aux marchés mais où règne le piéton, si différent de celui peint par Yarz. La crise des valeurs figuratives a frappé les représentations dans la deuxième partie du siècle et a diminué nettement les peintres travaillant sur le motif. L’abstraction, le surréalisme, l’art conceptuel ont remplacé l’influence du post impressionnisme et des nabis. Le paysage urbain, les vues des places et des coins de rues, du canal ou de la Garonne sont devenus plus rares. Ce n’est pas une critique de la modernité, tout juste la nostalgie de ce qui a été perdu, celle qui peut nous prendre lorsqu’on entend la chanson de Trenet qui nous dit : Que reste-t’il de nos amours ? Il reste la beauté des toiles de Bergougnan, de Bouillères, de René Aspe - ô combien loin de nos modes, mais si authentique et fraîche dans sa peinture, dans son dessin sûr, et ses couleurs joyeuses -. Il reste tous ces peintres, certains inconnus, d’autres à découvrir puisque la presque totalité des images proposées est inédite.
Ces images représentant des lieux plus ou moins connus s’imprègnent, comme le parfum sur un manteau, du temps où elles ont été créées. Souhaitons à ces images de Toulouse au XXe siècle qu’elles réveillent un temps qui pourrait s’endormir dans nos cœurs.

Pierre Nouilhan
Commissaire de l'exposition

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