Musée Goya - Musée d'art hispanique [Castres, 81]

Le Guignol des Champs-Elysées

Collection : Peinture française

Le Guignol des Champs-Elysées - Edmond Dehodencq
Artiste
Edmond Dehodencq
(1860 Cadix - 1887 Paris)
Titre
Le Guignol des Champs-Elysées
Chronologie
1887
Technique
Huile sur toile
Dimensions
2, 20 m ; 1,56 m
Statut administratif
Collection Ville de Castres - ancien dépôt de l'Etat transféré en 2006
Numéro d'inventaire
2006-6-11

© Castres - musée Goya, cl. P. Bru

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Edmond est le fils et l’élève d’Alfred Dehodencq, peintre romantique, médaillé trois fois au Salon, chevalier de la légion d’honneur. Artiste peintre mais aussi graveur (il réalisa des gravures d’après les tableaux de son père) sa carrière fut de courte durée puisqu’il décède en 1887 à l’âge de 27 ans à Paris.

Le Guignol des Champs-Elysées est daté de 1887, année du décès de l’artiste. La scène, se passe à l’extérieur lors d’une belle journée ensoleillée, dans un jardin public parisien (prés des Champs-Elysées), en arrière plan l’architecture d’une église ferme la perspective. Sans doute l’artiste a-t-il lui-même assisté à une telle scène courante dans le Paris du XIXe siècle.

Edmond Dehodencq représente ici un théâtre de marionnettes, deux musiciens font patienter les spectateurs en attendant que le rideau se lève. Sur la partie gauche la foule est installée attentive au spectacle qui va suivre. Au premier rang, assis, l’artiste a peint de jeunes enfants impatients, pressés de voir apparaître Guignol (célèbre marionnette lyonnaise crée au début du XIXe siècle). Dans le cercle qui les entoure les mamans, sans oublier la nounou, les militaires et le jeune apprenti pâtissier, reconnaissable à son vêtement blanc et à sa toque, égayant cette foule animée venue admirer le spectacle. L’artiste a donné une tonalité chaude, claire et lumineuse à son tableau, seuls les spectateurs concentrés à gauche du tableau créent une masse plus sombre, éclairée ça et là par des de touches de couleur : le bonnet bleu de la nounou, les chaussettes rouges des enfants…Trois arbres aux troncs élancés donnent de la verticalité à la composition et équilibrent cette scène somme toute assez fermée, créant ainsi un espace intime comme une scène où nous convie l’artiste. Indirectement, il nous associe à cette attraction, nous devenons nous mêmes spectateurs impatients, à l’image de ces jeunes enfants en attente du lever de rideau.

C.Berthoumieu, 2010

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