Musée Goya - Musée d'art hispanique [Castres, 81]

Le Jeune mendiant d'après Murillo

Collection : Peinture française

Le Jeune mendiant d'après Murillo - Henri Fantin-Latour
Artiste
Henri Fantin-Latour
Titre
Le Jeune mendiant d'après Murillo
Chronologie
s.d.
Technique
Huile sur toile
Dimensions
H.0,51 ; L. 0,41 m
Statut administratif
Achat Ville avec participation du FRAM (Etat + Région)
Numéro d'inventaire
2002-1-1

©Castres, musée Goya

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Henri Fantin Latour, originaire de Grenoble, dont l’œuvre a été exposée au Grand Palais en 1982 (9 novembre 1982 / 7 février 1983), est un spécialiste du pastel, du portrait, des natures mortes et des compositions de genre. Contemporain et proche des impressionnistes, il s’est formé en copiant les grands artistes au Musée du Louvre (Véronèse, Titien, Rubens, Poussin, Velázquez, Chardin, Delacroix…) ; à partir de 1853, jusque dans les années 1860, il s’attachera à cette méthode en même temps qu’il intègre l’Ecole des Beaux-Arts (1854). Présent au Salon parisien dès 1861, il obtient en 1878 une seconde médaille pour son Atelier aux Batignolles. Lié à Manet, Renoir, Whistler, il fait partie du fameux salon des refusés en 1863. Tour à tour réaliste, impressionniste et symboliste, sans véritablement s’identifier à aucun d’eux, très préoccupé par le rendu de la lumière, toujours diffuse et mesurée dans ses compositions, Henri Fantin Latour compte parmi ces figures singulières du XIXème siècle qui en ont traversé les différents mouvements artistiques.

A la demande d’un amateur d’art, M. de Combarieu, avant 1871, il copia le très fameux Jeune Mendiant du peintre Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682), l’un des très grands maîtres du Siècle d’Or Espagnol, qualifié de « peintre de la douceur », auteur de grands chefs-d’œuvre du baroque, mais aussi connu pour l’image qu’il a laissée d’une Espagne picaresque. Le Jeune mendiant est probablement le plus célèbre de tous les tableaux espagnols conservés en France et la première œuvre de Murillo sur le thème des enfants de rues, ainsi que la plus brutale et la plus crue. L’enfant, en haillons, pieds nus, en train de s’épouiller est assis par terre dans un réduit éclairé par une ouverture ; des restes de repas jonchent le sol, il est appuyé contre un mur sale. Toute la scène évoque la plus grande pauvreté. Fantin Latour s’appliqua à traduire la pâte grumeleuse, la composition sobre et efficace et la palette restreinte de Murillo avec un réel succès.
RT, 2005

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