Musée Ingres [Montauban, 82]

Sans titre n° 137 (ou) La Source d’après Ingres

Collection : Ingres et les Modernes

Sans titre n° 137 (ou) La Source d’après Ingres - Guillaume Pinard
Artiste
Guillaume Pinard
(1971 Nantes)
Titre
Sans titre n° 137 (ou) La Source d’après Ingres
Dimensions
40.5 x 29.5 cm
Numéro d'inventaire
MI.2012.8.1

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Ce dessin a été offert par l’Association des Amis du musée Ingres qui continue depuis 2009 et l’exposition « Ingres et les Modernes » à aider le musée Ingres à acquérir quelques pièces de jeunes artistes témoignant de la postérité du Maître du Bain turc. Après le mordant dessin de Kathleen Gilge détournant le portrait de la Famille Stamaty conservée au Louvre, la Société des Amis du musée nous propose une œuvre découverte à l’occasion du Salon du dessin contemporain du mois de mars 2011. Celle-ci a été réalisée par un jeune artiste, Guillaume Pinard, cherchant à témoigner de sa visite au musée Ingres, à l’exposition « Ingres et les modernes ». On reconnaît La Source d’Ingres prêtée pour l’occasion par le musée d’Orsay mais dans un décor qui est celui du Palais épiscopal de Montauban dans lequel est installé le musée.

Il s’agit d’un hommage en miroir à Ingres, à sa peinture et à l’un de ses nus les plus emblématiques mais aussi au lieu qui présente son travail ainsi qu’à l’exposition montrant sa postérité dans laquelle Guillaume Pinard s’inclut par son dessin.

Cet artiste, formé à Rennes puis exilé à Marseille où il a été rapidement repéré, est désormais défendu par la Galerie Anne Barrault à Paris, tout en étant professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse. De nombreuses expositions en France et à l’étranger jalonnent son parcours. Il mélange peinture, dessin, infographie et animation, en représentant des tabous, des fantasmagories ou des contes et s’est fait connaître pour avoir inventé un petit personnage dessiné simplement, d’une manière ludique, sans caractéristiques physiques particulières, protéiforme, malléable et coloré dénommé Con-con et dont l’obsession est de tester ses limites (et les nôtres). Ainsi il se tire une balle dans le pied, s’électrocute, triture son sexe avec un couteau, détruit son double, se transforme en monstre ou en chat. Il est féroce, redoutable, double et trouble.

Le dessin d’après la Source d’Ingres appartient à l’autre versant de son travail, centré sur le dessin à l’encre.

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