Musée Ingres [Montauban, 82]

Exposition : Ingres et les Modernes (archive)

du 3 juillet au 4 octobre 2009

Le musée Ingres crée l’événement en proposant une exposition savante et jubilatoire, iconolâtre et iconoclaste, qui rend hommage à la modernité de Jean-Dominique Ingres en réunissant plus de 200 oeuvres venues du monde entier. Les chefs-d’oeuvre du maître sont placés sous les feux, respectueux ou impertinents, d’une centaine d’artistes qu’il a influencés et qui témoignent de sa féconde postérité.

Quel meilleur commentaire d’une oeuvre d’art qu’une autre oeuvre d’art ?
C’est ce que propose cette manifestation en faisant appel à d’illustres plasticiens de renommée internationale comme Picasso, Dalí, Robert Rauschenberg, Francis Bacon, David Hockney ou Martial Raysse, tout en accordant une place importante à la jeune scène hexagonale, ainsi qu’à des créateurs d’origines internationales.
Quelle que soit l’insolence apparente de certains témoignages, l’intention est de montrer, grâce au regard de ses successeurs, le maître de Montauban dans sa complexité, sa plénitude et son rayonnement.
Pour mener à bien ce projet, quelque 115 collections publiques ou privées ont été sollicitées dans une douzaine de pays répartis sur trois continents : Europe (y compris Russie), Amérique du Nord et Asie (Corée, Japon...).

L’exposition dépasse les limites des salles de l’ancienne résidence des évêques de Montauban qui présente les plus grands chefs-d’oeuvre - parmi lesquels les fameux portraits de Mademoiselle Rivière et de Monsieur Bertin, exceptionnellement confiés par le musée du Louvre - venus dialoguer avec des productions aussi célèbres que Le Violon d’Ingres de Man Ray, l’Oedipe et le Sphinx de Francis Bacon, ou l’interprétation de Mademoiselle Rivière par Larry Rivers.
Elle envahit, pacifiquement mais de façon insidieuse, la ville entière, se répand sur la façade de la cathédrale (Ernest Pignon-Ernest), dans les rues (Invader et Miss.Tic), sur le monument à Ingres d’Étex « customisé » par les étudiants de l’IUP d’arts appliqués de Montauban qui voisine avec La Chaise de madame Gonse de Paul Duchein déjà installée en ville.
Enfin, le fameux manifeste féministe des Guerrilla Girls (New-York,1989 / Montauban, 2009), où la Grande Odalisque est affublée d’une tête de gorille, circulera dans toute la ville, multiplié sur les flancs d’autobus.

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