Musée-mine départemental [Cagnac-les-Mines, 81]

Exposition : "Vêtements d'Hiroshima" Photographies de Michel Aguilera (archive)

du 1er octobre au 4 décembre 2016

L'entrée à l'exposition est gratuite.

Dans le cadre du festival Blaye Images, le Musée-mine départemental propose une exposition photographique consacrée aux vêtements des victimes d'Hiroshima et réalisée par Michel Aguilera.

Dans le musée sont exposés trente calotypes réalisés au Peace Memorial Museum de Hiroshima par Kiyomi Yamatani et Nicolas Ryuta Grossé sous la direction de Michel Aguilera. Ces calotypes sont déposés au MAC Val qui a accepté de nous les prêter.

Cinq photographies réalisées à partir des calotypes originaux sont installées sur les portiques à l'extérieur du musée dans le jardin des machines.

L'artiste a photographié les « vêtements-fossiles » portés par les victimes de la bombe atomique et conservés aujourd'hui au Peace Memorial Museum de Hiroshima. Il témoigne ainsi de l'horreur mais porte aussi un message sur la situation contemporaine et sur l'idée d'une paix que l'on a en partage.

Les vêtements photographiés sont des donations au musée par les victimes ou parents des victimes. Ils sont soigneusement conservés dans les salles blindées des sous-sols du musée. Parallèlement, Michel Aguilera a rencontré les Hibakushas, comme on appelle au Japon les personnes ayant survécu à l'horreur.

Dix interviews ont été enregistrées et transcrites par Nicolas Ryuta Grossé pour le livre « Vêtements d’Hiroshima » publié aux éditions « Les points sur les i ».

Michel Aguilera, à propos du projet :

« […] Je ressentais le besoin de photographier ces signes intimes du corps des victimes de Hiroshima, je voulais transmettre la souffrance dont ces tissus sont les témoins.

Les vêtements des victimes de l'explosion me sont apparus à la manière de fossiles que l'on découvre enfouis, qui renferment les sensations de ce qui a été vécu dans la chair, la douleur, l'impuissance, la honte.

En photographiant ces vêtements du malheur, j'ai voulu créer un relais de mémoire sensible et actuel, comme les voix des survivants qui racontent encore et toujours ce souvenir brûlant du feu nucléaire...

Cet instant programmé de l'enfer venu du ciel. »

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