Musée Petiet [Limoux, 11]

Collection : Médaillier du musée Petiet

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  • Médaille à l'effigie de Jules Ferry - Jules-Clément Chaplain
  • Médaille à l'effigie de Jules Ferry (revers) - Jules-Clément Chaplain
  • Plaquette à l'effigie de Marcellin Berthelot (revers) - Jules-Clément Chaplain
  • Plaquette à l'effigie de Marcellin Berthelot - Jules-Clément Chaplain
  • Médaille de la société française des habitations à bon marché - Jules-Clément Chaplain
  • Médaille à l'effigie d'Alfred Fournier (revers) - Jules-Clément Chaplain
  • Médaille à l'effigie d'Alfred Fournier - Jules-Clément Chaplain
  • Plaquette à l'effigie de Mesdemoiselles Anna et Germaine Sée - Jules-Clément Chaplain
  • Médaille commémorative de la visite de l'escadre (revers) - Jules-Clément Chaplain
  • Médaille commémorative de la visite de l'escadre - Jules-Clément Chaplain
  • Plaquette à l'effigie de Jeanne-Julia Bartet - Jules-Clément Chaplain

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Le musée Petiet conserve un médaillier offert par le baron Alphonse de Rothschild entre 1903 et 1905. Grand collectionneur d’art, le baron a fait de multiples dons aux institutions publiques françaises. La raison pour laquelle il a choisi le musée de Limoux pour ce don n'est pas connue, peut-être Etienne Dujardin-Beaumetz a t-il joué un rôle d'intermédiaire.

Le médaillier prend la forme d’un grand cadre sous verre dans lequel les 53 médailles, toutes du sculpteur et médailleur Jules-Clément Chaplain, sont présentées sur un fond de velours cramoisi. La face et le revers des médailles sont fondus en deux pièces séparées, ce qui permet de les présenter côte à côte.

Cette présentation didactique, courante à la fin du XIX° siècle, a presque disparu de nos jours. Beaucoup de médailliers ont en effet été démembrés pour gagner de la place dans les réserves de musées. Celui de Limoux a donc une valeur historique importante.

La médaille connaît sa première période d’apogée dans l’Italie du Quattrocento. Au cours des siècles suivants, leur frappe est un privilège royal. Le style s’enferme dans un registre officiel, à visées souvent politiques, qui laisse peu de place à la créativité.

Le renouveau de la médaille intervient dans la seconde moitié du XIX° siècle grâce à des artistes aujourd’hui oubliés comme Eugène André Oudiné ou Hubert Ponscarme, puis Jules-Clément Chaplain. Le privilège de la frappe est aboli, ce qui permet d’attirer de nouveaux commanditaires et laisse une plus grande liberté aux artistes, aidés par les évolutions techniques. Le public devient très friand de cet art, qu’il est possible d’acquérir pour un coût peu élevé : des sociétés d’amateurs se créent, des particuliers passent commandes pour faire représenter les membres de leur entourage.

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