Musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse [Toulouse, 31]

INFO... : Arrivée de la statue du "Jupiter à l’aigle" au musée (archive)

rapatriement le 2 avril 2012

Retrouvée au Etats-Unis en décembre après une disparition d’un siècle, la sculpture antique "Jupiter à l’aigle", attendue depuis le début de l’année, sera rapatriée le 2 avril, puis étudiée et soclée, avant de trouver une place d’honneur au musée et être visible par le public.

La sculpture représentant un « Jupiter à l’aigle » a été achetée en décembre 2011 lors d’une vente aux enchères publiques par le musée et intégrera la collection permanente au sein de la section Tolosa consacrée à la cité des Tolosani, au second étage du musée.

L’histoire et le parcours de l’oeuvre

Le bulletin de la société archéologique du Midi de la France (édition de 1903) attribue cette sculpture à la décadence de l’art gréco-romain, « figurant très probablement un empereur divinisé ».
La statue a été découverte en 1902 à Avignonet-Lauragais, au bord du canal du midi, à fleur de champ.
Un antiquaire américain acheta l’oeuvre en 1988, avec un lot de meubles du XIXe siècle, identifiant la sculpture comme un soldat du XVIIIe. Jupiter-soldat resta à l’abandon dans un coin de magasin jusqu’à fin 2011, où le commerçant décida de se séparer d’une partie de sa collection. La statue a alors été mise en vente chez Sotheby’s.

L’intérêt que suscite cette oeuvre

Ce « Jupiter à l’aigle » en calcaire mesure un mètre de haut. Le dieu est représenté debout, accompagné de son symbole, l’aigle royal, sur le socle les lettres IOM signifient Iovis Optimus Maximus = Jupiter le plus grand [de tous les dieux].
Légèrement mutilé, il ne s’agit pas d’un portrait de grande qualité esthétique, ce qui n’enlève en rien son très grand intérêt. La valeur de cette sculpture réside dans l’histoire et l’emplacement de sa découverte : Avignonet se trouvait dans la civitas de Tolosa, c’est à dire sur le territoire-même de la ville antique de Toulouse (au même titre que Chiragan, près de Saint-Gaudens, où on été trouvés les portraits impériaux exposés au musée).
Il s’agit donc bien d’une oeuvre toulousaine, à laquelle il était très important de rendre son identité et ses racines romaines en l’associant, au coeur du musée, proche d’une autre représentation de Jupiter et de son aigle, un petit bronze présent dans l’exposition permanente, de facture gallo-romaine très similaire.

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