Musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse [Toulouse, 31]

Collection : Archéologie de l'âge du Bronze

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  • Anneaux de cheville superposés -  Anonyme
  • Deux roues d'un char cultuel -  Anonyme

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Les collections protohistoriques du début de l’âge des métaux, chalcolithique et âge du Bronze, s’échelonnent entre 3200 et 800 avant notre ère. Elles comprennent de la céramique provenant de sites régionaux variés et en particulier de nécropoles, comme celle de Garin (Haute-Garonne) dans le piedmont pyrénéen, mais surtout quelque 350 objets métalliques de belle facture, couvrant l’ensemble de la période.

Ces derniers se répartissent en trois grands groupes typologiques :

  • les armes : épées, fers de lances, un rare fer de hallebarde, pointes de flèches, couteaux ;
  • les outils : haches (l’ensemble de l’évolution du type est représenté), herminettes, faucilles ;
  • les bijoux et éléments de parure : torques, boucles d’oreilles, pendeloques (dont deux « barques solaires »), bracelets, anneaux de cheville, rasoir, épingles à vêtement et fibules ;
  • deux rares roues en bronze d’un char cultuel complètent la collection.

La céramique provient pour la plupart de découvertes et fouilles anciennes. La majeure partie des collections métalliques a été rassemblée par les sociétés savantes telles que l’Académie des sciences, inscription et belles-lettres de Toulouse — à laquelle nous devons les roues de char — et la très active Société archéologique du Midi de la France, mais aussi et surtout par les collectionneurs. La Ville de Toulouse a su, en effet, acquérir leurs cabinets d’antiquités.
Parmi eux se trouvaient Alexandre du Mège (1780-1862), membre fondateur de la Société archéologique du Midi de la France, l’éminent préhistorien, Émile Cartailhac (1845-1921), tous deux conservateurs du musée Saint-Raymond, qui cédèrent leurs propres collections à la Ville. Le plus important de tous reste l’historien Edward Barry, détenteur de la chaire d’histoire ancienne de l’université de Toulouse de 1833 à 1874. Collectionneur passionné, il amassa tout au long de sa vie une grande quantité d’objets, ces « monuments dédaignés des savants eux-mêmes » disait-il, qu’il pressentait utiles à la connaissance des grandes civilisations. De fait, ces importantes séries permettent aujourd’hui d’évoquer ces grandes civilisations. Il vendit plus de 1200 pièces à la Ville en deux étapes, en 1874 et 1877.

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