Musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse [Toulouse, 31]

Exposition : L'image et le pouvoir. Le siècle des Antonins (archive)

du 19 novembre 2011 au 18 mars 2012 - fermée le 7 décembre

ATTENTION : l'exposition sera exceptionnellement fermée au public pour maintenance technique le mercredi 7 décembre
conférence inaugurale de l'exposition mercredi 23 novembre à 16h (gratuit - réservation obligatoire)

Autour de l'exposition
• 3 rendez-vous originaux :
3 décembre à 15h : visite sensorielle
9 décembre à 19h30 : théâtre "Romulus et Remus"
15 décembre : "livetweet"
• 3 conférences
Jeudi 19 janvier 2012 à 17h
Jeudi 15 mars 2012 à 17 h
Jeudi 9 février 2012 à 17h
• 1 séminaire
Jeudi 9 février 2012 à 15h
Entrée libre
Réservation et renseignements au 05 61 22 31 44
• des actions éducatives

détail ci-dessous

Le IIe siècle représente un siècle d’or, celui des empereurs Antonins. L’exposition permet de confronter les portraits des empereurs et des impératrices de cet apogée ; c'est une collaboration des musées de Rome, Paris, Saint-Germain-en-Laye, Séville, Tarragone, Francfort, Hanovre et, plus près de nous, Castelculier, Nérac, Montauban et Rodez.

De tout temps, le pouvoir a utilisé les fastes et le décorum pour assurer son prestige et son autorité. La diffusion du portrait impérial romain réfléchit et démultiplie une puissance impériale stable et reconnue qui inaugure l’utilisation de moyens de communication par l’image.
Les hommes politiques d’hier et d’aujourd’hui l’ont bien compris : l’image influence l’opinion, il faut donc décider de la maîtriser pour savoir l’utiliser à son avantage. Le règne des empereurs du IIe siècle, dont le nom d’Antonin le Pieux a été utilisé par les historiens pour toute la dynastie, marque l’apogée de l’Empire romain. Les règnes de Trajan, Hadrien, Antonin et Marc Aurèle représentent la puissance, le pouvoir absolu, la grandeur personnifiée. Codifiant leur image dont ils assurent la diffusion, ils sont les précurseurs des stratégies de communication politique d’aujourd’hui.

Au moyen de portraits les plus marquants possibles, sculptures en marbre ou en bronze, ou en frappant monnaie à leur effigie, les empereurs déploient une image forte mais véhiculent aussi leurs valeurs et leur idéologie. L’impact de cette émission à grande échelle est telle qu’elle influence tout le peuple romain en ancrant des modes, notamment au niveau des coiffures, et en associant définitivement l’image de l’empereur à celle d’une autorité retentissante.
L’exposition présente un grand nombre de ces portraits différents d’empereurs et de membres de leur famille : des sculptures provenant de la collection du musée Saint-Raymond, plus grand groupe de portraits romains en marbre découverts en France, mais aussi des œuvres de comparaison venant pallier les lacunes de la série impériale des marbres de Chiragan (1).

Elles sont prêtées par plusieurs institutions régionales, nationales et européennes.
Les monnaies impériales originales en provenance du riche médaillier du musée, témoins et relais du pouvoir absolu de l’empereur, viennent en complément des sculptures et se révèlent en tant que premier média de l’histoire.

L’exposition s’attarde sur la fabrication et l’art du portrait impérial romain. Les prototypes sont élaborés à Rome dans les ateliers impériaux. Les copies sont réalisées en taille directe sur un bloc de marbre à l’aide de repères répercutés à l’aide d’un compas et d’un fil à plomb. Si l’empereur n’autorisait aucune autre reproduction, les artisans n’hésitaient pas à créer des copies plus ou moins fidèles et des objets dérivés, décorés de scènes en relation avec la puissance impériale, telle la céramique sigillée représentant le suicide du roi des Daces, pièce présentée dans l’exposition.

Le portrait romain est ainsi l’art du paraître et de la propagande, avec une codification qui permet aujourd’hui l’identification par des scientifiques des statues et effigies en buste.

Les visiteurs historiens de l’art trouveront les indices qui permettent ce décodage et le public pourra observer des détails de portraits puis en retrouver le modèle en parcourant l’exposition.

(1) portraits de comparaison prêtés par d'éminents établissements tels que le musée du Louvre, le musée August Kestner d’Hanovre, le musée Liebieghaus Skulpturensammlung de Francfort, le musée national de Tarragone, les musées du Capitole à Rome, le musée archéologique de Séville, mais aussi, plus près, le musée Ingres de Montauban, le musée archéologique de Millau, le musée Fenaille de Rodez ou encore les musées de Castelcullier et de Nérac, en Lot-et-Garonne. Ainsi, différents visages des Antonins et de leurs familles sont réunis, tels des invités de marque aux côtés des somptueuses sculptures du palais impérial de Chiragan.

Voir aussi la fiche "Les Antonins, empereurs du Ier siècle"

Autour de l'exposition,

• 3 rendez-vous originaux pour des publics les plus divers

> samedi 3 décembre à 15h
une visite sensorielle réunit des visiteurs malvoyants et des visiteurs voyants pour une expérience de découverte tactile d'œuvres sculptées sélectionnées dans l'exposition. voir fiche
> vendredi 9 décembre à 19h30
la pièce Romulus et Remus accueillera les amateurs de théâtre au milieu des collections. voir fiche
> jeudi 15 décembre
Activité inédite, le livetweet propose aux visiteurs de commenter l'exposition sur le réseau social Twitter à l'aide de leur smartphone.

• 3 conférences

> jeudi 19 janvier 2012 à 17h
Construire la mémoire. Portraits de Trajan, de son vivant et après sa mort
par Martin Galinier, professeur d’histoire de l’art romain, université de Perpignan
> jeudi 9 février 2012 à 17h
Imago ! L’empereur et ses monnaies : de Nerva à Commode
par Vincent Geneviève, archéologue à l’Inrap
> jeudi 15 mars 2012 à 17h
Mythe et politique à l’époque antonine
par Alexandra Dardenay, maître de conférences en histoire de l’art romain à l’université de Toulouse 2-Le Mirail

• séminaire

> jeudi 9 février 2012 à 15h
La Gaule sous les Antonins : apogée ou rupture ?
Séminaire de master d’archéologie de l’université de Toulouse 2-Le Mirail,
sous l’égide de Jean-Charles Balty, éminent spécialiste du portrait romain, Daniel Cazes, conservateur honoraire du musée, et de Pascal Capus, commissaire de l’exposition.

Service éducatif

contenus pédagogiques spécialement conçus autour de l'exposition temporaire et dossier enseignants

• Rencontre enseignants
mercredi 30 novembre 2011 à 14h30 
Présentation de l’exposition temporaire
Inscrivez-vous au 05 62 27 49 57 ou en ligne

• Pour les scolaires
Réservations et renseignements : 05 62 27 49 57.

> Exposition Expo’zooms
Cette exposition sera composée des travaux réalisés par des élèves d’écoles primaires avec pour objectif l’étude du détail
du 28 mars au 6 avril 2012 
Entrée libre

> Ateliers Autoportrait imaginaire
Après observation des portraits de l’exposition, initiation au modelage à travers la structuration d’un visage

> Qui est qui ?
Muni des précisions sur la réalisation du portrait romain (techniques, matériaux, messages véhiculés), le jeune public cherche à identifier des portraits, comme un historien de l’art

> Les cheveux aux vents
Modelage après observation des coiffures des portraits présentés dans l’exposition

> Visite autonome Les codes du pouvoir
Décryptage des traits typiques de chaque empereur à travers sa famille, son règne, son style, dans le but de comprendre les codes de la communication par l’image

A télécharger : Dossier de presse, Dossier Enseignants et Supports Elèves

Voir plus de photos de l'exposition

saintraymond.toulouse.fr/photos/L-image-et-le-pouvoir-Le-siecle-des-Antonins_ga73870.html

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