Musée Toulouse-Lautrec [Albi, 81]

Conférence : De l’âge d’or de l’Ukiyo-e (Kiyonaga, Utamaro, Sharaku) à la fin de l’Ukiyo-e traditionnel (Hokusai, Hiroshige) (archive)

31 mai 2012, 18h30

18h30
Auditorium
Durée : 1 heure environ

Tarif conférence + exposition temporaire : 11 €
Tarif conférence exclusivement : 6 €
Sur inscription, nombre de places limité
Service des Publics
Tél. 05.63.49.58.97

Dominique Heu
Conférencière des musées nationaux auprès du musée Guimet

Le XVIIIème siècle et la première moitié du XIXème siècle correspondent aux grands maîtres de l’ukiyo-e. Ce terme a une très juste définition qui se trouve dans la préface d’un roman de Asai Ryôi paru en 1661 : « Le dit du monde flottant ou Ukiyo-Monogatari : Vivre seulement pour l’instant, contempler la lune, la neige, les cerisiers en fleur et les feuilles d’automne, aimer le vin, les femmes et les chansons, se laisser porter par le courant de la vie comme la gourde flotte au fil de l’eau ». Ainsi les artistes illustrent les divertissements des citadins d’Edo, de Kyoto, d’Osaka et choisissent les thèmes du théâtre kabuki et celui des quartiers de plaisir : Yoshiwara à Edo.

Ukiyo-e concerne des images aussi bien peintes qu’imprimées, mais la grande majorité des oeuvres relève de la seconde technique. On a là, la conséquence de la forte demande des citadins de la classe bourgeoise aux moyens moins élevés que ceux de l’aristocratie.

La technique de la xylographie est l’héritière d’un savoir faire ancien. La nouveauté, dès 1673, est la création d’estampes en feuille séparée et signée. Le premier artiste à avoir signé ses oeuvres est Hishikawa Moronobu. Ces premiers maîtres annoncent l’âge d’or. L’ère du Meiji en 1868 marque une fin et l’arrivée des influences occidentales.

consulter la fiche de l'exposition "Ukiyo-e, les maîtres de l'estampe japonaise"

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