Musée Zadkine [Les Arques, 46]

Exposition : Ossip Zadkine, Métamorphoses (archive)

du 2 mai au 31 décembre 2017

Ouvert tous les jours sauf lundi
du 02/05 au 31/10 : 10h–13h / 15h–19h
du 02/11 au 31/12 : 14h-18 sauf jours fériés

Un nouveau regard sur l’œuvre de l’un des plus grands sculpteurs du XXème siècle. Il s’agit de lui redonner chair en explicitant ses liens avec le village des Arques qu’il adopta dès 1934 et qui reste jusqu’à sa mort constitutif d’une part intime de son âme.

La symbolique de la métamorphose retenue pour l’exposition ouvre les portes sur :

  • l’œuvre de l’artiste qui n’a cessé de se renouveler, de se réinventer jusqu’à la fin de sa vie ;
  • sa personnalité, lui qui retrouve ici la proximité avec la nature indispensable à son élan vital, « ici je redeviens » disait-il ;
  • le village métamorphosé par sa présence : il contribuera à faire restaurer l’église et sera à l’origine de la découverte des peintures murales de la petite chapelle Saint-André-des-arts, une métamorphose inscrite dans le temps, puisque, désormais avec le musée et la présence de la résidence d’artistes des Ateliers des Arques, ce petit village de la Bouriane est devenu un lieu culturel de 1er plan ;
  • une transformation du musée avec des œuvres inédites et une présence affirmée de Zadkine à travers ses écrits, ses objets familiers ainsi que des témoignages photographiques émouvants.

Chaque salle propose un univers, ainsi la première salle s’attache à la découverte du Quercy par Zadkine. Ce fut d’abord Bruniquel où son ami, le peintre Henry Ramey, l’invite en 1918 pour l’aider à soigner ses poumons gazés pendant la guerre. Puis, Caylus et enfin Les Arques. Il s’y s’installe définitivement en 1934. Des œuvres inédites provenant de la collection même d’Henry Ramey, son établi et ses outils, sa veste de travail, des objets, des photographies, le montrant dans sa chère nature des Arques, rendent sa présence sensible.

La seconde salle propose de parcourir l’œuvre de Zadkine dans ses recherches successives :

  • les premières œuvres empreintes de ses origines russes traitées comme des icônes (la Sainte famille ou la tête de femme),
  • les têtes d’inspiration cycladique et proches de son ami Modigliani, de forme allongée et aux yeux en amande (tête de jeune garçon),
  • les sculptures d’inspiration cubiste (l’accordéoniste, femme au violon),
  • les sculptures plus classiques et dynamiques comme les Ménades
  • les manifestes lyriques aux bras dressés vers le ciel dans un jeu de pleins et de vides très construit

Enfin, la troisième salle est dédiée aux bois. Toute sa vie, Zadkine entretient avec le bois une relation particulière, empreinte de respect : il garde la forme du tronc, ou bien il se sert des nœuds comme éléments décoratifs. C’est comme une forêt de sculptures magistrale dont la plupart étaient encore présentes dans son atelier des Arques à son décès.

Le parcours est complété par les œuvres présentées sur le parvis dont la poignante Prisonnière réalisée durant son exil aux Etats Unis et symbole de la France prisonnière des nazis. Et bien sûr par un passage dans l’église avec deux bois exceptionnels, une Pietà dans la crypte et un Christ, réalisés aux Arques.

+ Imprimer

design : neo05