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Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
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Fiche Œuvre

Appareillage de distillerie

Appareillage de distillerie © Tous droits réservés
Collection
La distillerie la Pharaonne
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L’appareillage de distillation est composé de plusieurs éléments remarquables pour leurs qualités esthétiques et leur fonctionnalité :

Deux cuves à macération
Ces cuves étaient utilisées pour préparer les mélanges destinés à être distillés. Les fruits, plantes et aromates sont incisés, divisés ou pulvérisés. On les fait macérer dans l’alcool, on ajoute de l’eau et on distille à l’aide d’alambics.

Deux alambics marque EGROT n° de poinçon 27 1319 et 27 1320
Un condenseur ou refroidisseur
Ces alambics et leurs équipements sont probablement ceux mis en place dès 1885 dans la distillerie de la Pharaonne. Leur date de construction n’est pas connue.
Il s’agit d’un modèle très répandu, appelé alambic classique à col de cygne, couramment employé dans les distilleries artisanales pour les fabrications de liqueurs en particulier. Les alambics et leur réfrigérant sont l’œuvre du constructeur EGROT, importante entreprise de chaudronnerie fondée vers 1780 sur Paris. Les deux alambics sont en cuivre étamé.
Chaque alambic se compose d’une chaudière appelée cucurbite. Elle est dotée d’une douille avec bouchon pour le remplissage en eau au fur et à mesure de l’évaporation. Dans la cucurbite est déposé le bain-marie, élément en cuivre dans lequel est placé le liquide à distiller. Il est coiffé du chapiteau percé en sa partie supérieure d’un orifice destiné à recevoir le col de cygne, tuyau de cuivre reliant l’alambic au condensateur. Le chapiteau est muni aussi d’une douille pour le remplissage au bain-marie. Des cercles collets et des systèmes de fermeture à vis garantissent un assemblage hermétique entre la cucurbite le bain marie et le chapiteau.
Le condensateur appelé réfrigérant reçoit, par l’intermédiaire du col de cygne, les vapeurs alcooliques issues de l’évaporation dans le bain-marie. Il est constitué ici d’un réservoir en tôle étamée appelé bâche alimenté en eau froide par un entonnoir placé sous un robinet. Dans le réfrigérant se déploie un tuyau, le serpentin, prolongement du col de cygne où se condensent les vapeurs. Le réfrigérant est muni de deux robinets à sa base : l’un pour la vidange régulière de l’eau, l’autre, appelé bec à corbin, d’où s’écoule le produit issu de la distillation. L’inscription concernant le constructeur figure sur les alambics et le réfrigérant. Le n° de poinçon commençant par 27 indique que l’utilisation première de ces équipements a probablement été dans le département de la Creuse.

Une cuve à vieillissement
La distillation faite on procède au sirotage ; la liqueur est amenée au degré voulu, colorée et clarifiée dans le premier appareillage gradué présenté dans cette salle et muni d’un capot appelé parfois conge ou cuve à vieillissement. Le sucre est toujours dissous à chaud dans une partie de l’eau nécessaire, on laisse refroidir le sirop avant de le mélanger à l’esprit parfumé. Cela fait, on rajoute le reste de l’eau, puis on opère le tranchage, c’est-à-dire on sépare l’alcool de l’eau contenu dans le liquide (à l’aide d’un trancheur manuel) on colore le liquide éventuellement et on le clarifie par simple filtration.

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