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Fiche Œuvre

Buste de Charles Lhermitte

Buste de Charles Lhermitte © Tous droits réservés
Artiste

Camille Claudel

L’artiste
Chronologie
1888-89
Technique
bronze
Collection
La sculpture du XIXè siècle
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Camille Claudel avait 25 ans et travaillait encore dans l’atelier de Rodin quand elle fit poser au cours de l’été 1888, le petit Charles Lhermitte, dans l’idée d’en réaliser un bronze qu’elle offrirait au père de l’enfant : le peintre naturaliste Léon Lhermitte. Camille Claudel rencontra cet artiste grâce à Rodin. Lorsque le petit enfant posa pour Camille Claudel celui ci n’était âgé que de 7 ans et possédait encore le visage androgyne des enfants de son âge. Son visage était auréolé d’une longue chevelure bouclée dont l’artiste sut tirer le meilleur parti, animant le bronze de puissants mouvements ondulatoires et dissymétriques où alternaient creux sombres et vides éclatants.
Ce buste fut exposé au salon des artistes français de 1889 et Gruet en réalisa la fonte.
Ainsi montré au public il ne suscita que peu de commentaires.

Ce buste est probablement l’un des tous premiers et rares portraits d’enfants réalisés par Camille Claudel. Il annonce la célèbre petite châtelaine dont le sculpteur exécuta 6 versions de 1893 à 1896. On y retrouve des caractères communs : épaules nues, graciles, coupées à l’Italienne, contrastant avec une tête volumineuse ou un front grand et haut surmonte un regard pensif. Une égale attention à la chevelure se note dans les deux œuvres.

L’arrivée de ce bronze dans les collections du musée fut discrète, le registre d’inventaire indique qu’un bronze anonyme daté du XIX siècle et représentant une tête de jeune fille, fut donné en 1893 par Alphonse de Rothschild mais inscrit seulement le 3 décembre 1954. Ainsi, durant ce laps de temps de près de 60 ans qui sépare le don de son inscription au registre, l’auteur et le titre du bronze furent oubliés.

Alphonse de Rotschild fut un grand mécène qui donna une 15ne d’oeuvres de Camille Claudel à différents musées de province, il souhaitait compléter sa collection d’art ancien par des pièces contemporaines et parcourait ainsi les salons et y achetait de nombreuses œuvres qu’il offrait ensuite aux musées de province. Cela lui permettait de soutenir de jeunes artistes dont il appréciait le talent.

Aucune archive ne mentionne l’existence d’un second exemplaire de ce buste. De plus cette oeuvre bien que de très belle facture n’est pas signée par le sculpteur ni par le fondeur. On aperçoit sous la clavicule gauche de l’enfant un accident de fonte, une fente rebouchée et masquée mais nettement perceptible. ; serait-ce un exemplaire d’essai non signé car jugé défectueux par le fondeur ou l’artiste ?

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