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Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
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Fiche Œuvre

Christ à la colonne

Christ à la colonne © Tous droits réservés
Artiste

Anonyme

Chronologie
XVIe siècle
Dimensions
139.5 x 42.5 x 47 cm
Numéro d’inventaire
98.11.1
Collection
Art sacré
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HISTORIQUE

Ce Christ à la Colonne a été retrouvé à l’église Notre-Dame-du-Pech à Lavaur. Cette chapelle de pèlerinage a été édifiée en 1900-1901 par le Révérend Père Marie-Antoine. Dans une description du mobilier faite par ce dernier en 1902, il mentionne une statue de la Vierge à l’enfant romane ainsi qu’un "grand et magnifique Christ en bois sculpté". Il indique en parlant de cette sculpture qu’elle a été longtemps honorée "dans l’antique sanctuaire de Notre-Dame-de-Quézac (Cantal).
Il est très vraisemblable que c’est cette sculpture qui a été redécouverte à même le sol en 1984 dans cette chapelle. Ce Christ était recouvert d’une "molle et épaisse draperie de plâtre" peinte en rouge et destinée vraisemblablement à couvrir sa nudité.
Lors des restaurations, ce Christ livra sa polychromie d’origine faite a tempera et on pu enfin découvrir la couleur de ses yeux d’un bleu azurite très pur.

DESCRIPTION

La sculpture haute de 1m40 est réalisée dans une seule pièce de bois de tilleul. Le Christ est représenté courbé et affaissé par les souffrances de la flagellation. Cette représentation du Christ à la colonne est rare. Il est lié mais libre, épuisé par la Flagellation, mais debout, dépouillé de ses vêtements et couronné de la lourde couronne d’épines. Les coups de fouets sont soulignés par les traces de la polychromie d’origine.
La simplicité du corps compense avec les détails du visage : lèvres entrouvertes faisant apparaître les dents, ondulation de la barbe et des lourdes mèches de la chevelure. Quelques épines sculptées sont brisées.

La statue est faite pour être vue en contre-plongée. Notre regard croisant celui du Christ, douloureux mais doux. D’ailleurs sa souffrance est accentuée par ses pommettes saillantes et ses traits marqués.

Les traces de sciage, au revers, indiquent que cette œuvre faisait partie d’un plus grand ensemble destiné peut être à n’être vue que de face : scènes de la Passion, groupe avec des bourreaux…

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