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Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
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Fiche Œuvre

Crâne humain

Crâne humain © Tous droits réservés
Chronologie
Néolithique
Numéro d’inventaire
Préhis. 1197
Collection
Archéologie paléolithique et néolithique
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Ce crâne a été découvert lors des fouilles du dolmen de Nougayrat à Saint-Martin-Labouval par Félix Bergougnoux au XIXe siècle. De ce dolmen, presque entièrement détruit, ne subsiste qu’une dalle (3,50 x 0,20 x 0,70 m) au centre d’un tumulus d’une vingtaine de mètres de diamètre.
Bergougnoux décrit ses découvertes d’une manière qui ne manque pas de pittoresque ni d’imagination !

" L’homme, qui devait être de forte taille, était étendu la face regardant la terre ; la femme, au contraire, reposait sur le dos. Aux angles du tombeau se trouvaient quatre squelettes d’hommes, placés dans une position repliée, le menton appuyant sur les genoux ; quatre esclaves sans doute, qui avaient été sacrifiés, la chose est triste à dire, pour honorer la mémoire du défunt… A côté du squelette principal – celui du chef – se trouvait une magnifique tête de lance en silex taillé… A gauche se trouvait un couteau de même nature… La femme portait un collier… Ce sont des rondelles d’os, assez habilement perforées… (Bergougnoux, 1887)

Castagné, reprenant la description des fouilles de son prédecesseur, ajoute les précisions suivantes : " Les fouilles opérées dans ce caveau firent découvrir une première couche d’ossements au milieu desquels se trouvait une épée en fer profondément attaquée par la rouille… A côté de cette lame d’épée, était une pointe de lance en bronze, munie d’un anneau pour la fixer sur la hampe ; un autre anneau fermé de toutes part de 25 mm de diamètre intérieur, pour consolider la pointe de lance et enfin une bouterolle de fourreau d’épée, également en bronze avec tranchant en forme de hache et douille avec un trou de rivet pour l’assujetir au fourreau" (Castagné, 1889). Enfin Castagné signale la touvaille de deux poignards en silex, polis et de grandes lames de silex, alors que Bergougnoux n’a décrit qu’un seul poignard et une seule lame.
Des notes inédites de Malinovski nous expliquent ces différences : les trouvailles ont été partagées entre Bergougnoux (musée de Cahors) et Dols. Malinovski mentionne les objets suivants : 1 poignard en silex (0,30 x 0,05) qui est probablement le poignard de la planche 5 de Castagné ; 1 autre poignard (0,17 x 0,04) ; 1 grosse perle en pierre ; 1 épingle en bronze à tête enroulée (0,165 m) ; 1 épée en fer ; 1 bouterolle en bronze. La description de Castagné était donc correcte dans l’ensemble, mais Malinovski ajoute à l’inventaire une perle en pierre et une épingle en bronze.

Nous avons la confirmation de l’exactitude de cette description par des dessins conservés au Musée des Antiquités Nationales qui représentent le grand poignard de 0,30 m, un autre poignard (0,175 x 0,038 m), une grande épingle métallique enroulée, la bouterolle et un petit bracelet en bronze sans décor. Ces objets ont été à l’été 1977 chez Pierre Dols, à Tour-de-Faure, l’épingle analysée est en cuivre.

Description analytique :
1 crâne humain "méditerranoïde d’aspect moderne" et "d’une antiquité indéfinissable", bien qu’ayant "les dents abrasées pour émettre quelques prétentions" (Riquet, 1961).

Cet objet n’est pas exposé de façon permanente.

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