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L’association
Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
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Fiche Œuvre

Croquis pour servir à l’histoire de l’éloquence

Albert Eloy-Vincent - Croquis pour servir à l’histoire de l’éloquence © Vincent Boutin pour Occitanie Musées
Artiste

Albert Eloy-Vincent

(1868 Montpellier - 1945 Nîmes)
L’artiste
Chronologie
1910
Technique
Huile sur toile
Statut administratif
Don de M. Mimard
Numéro d’inventaire
1954.2.1
Collection
Jean Jaurès et ses représentations
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Jaurès, un orateur hors du commun

Leader socialiste et député de 1885 à 1889 puis de 1893 à 1898 et de 1902 à 1914, Jaurès fut sans nul doute un des principaux orateurs de notre histoire : en tête-à-tête ou au sein de groupes restreints, à la Chambre ou en campagne électorale, à l’issue de manifestations ouvrières ou dans des meetings populaires, dans des conférences érudites ou à la tribune de congrès… : Jean Jaurès a parlé toute sa vie durant, n’arrêtant bien souvent de parler que pour écrire…
Admiré pour ses talents oratoires, y compris par ses adversaires politiques les plus farouches (un Barrès par exemple), il était surnommé, à l’apogée de son art, Saint-Jean Bouche d’or. Ses déplacements en province attiraient toujours un immense public, et ses prises de position à la Chambre, attendues par ses amis, suscitaient la crainte et l’effroi dans le camp adverse.

En une période où porte-voix et micros n’existaient pas, la prise de parole en public était malaisée. Mais elle demeurait nécessaire au débat démocratique et civique. En tous lieux – et surtout au Parlement, temple de l’éloquence –, les hommes politiques étaient appelés à s’exprimer et à débattre. Jaurès affectionnait particulièrement cela, même si l’irritation de ses cordes vocales l’a forcé au repos à plusieurs reprises. Pour convaincre le plus grand nombre de la justesse de ses pensées, il donnait tout de lui-même. C’est ce qu’ont compris les dizaines de dessinateurs, peintres et caricaturistes qui ont jugé nécessaire de donner à voir son « génie oratoire ».

La gestuelle de l’éloquence

Eloy-Vincent dépeint le tribun au faîte de sa puissance, synthétisant les différents moments de ses interventions en des croquis d’une grande finesse et d’une troublante vérité : qu’il demande la parole, qu’il mette en garde ses opposants, qu’il affirme ses convictions ou qu’il ironise, qu’il se lance dans un exorde enflammé ou qu’il atteigne un sommet de sa période, l’orateur n’est plus qu’un concentré d’attention, de passion et de talent, apte à faire face à toute adversité. Sa tête puissante, son corps ramassé, ses bras toujours très actifs… : tout, en lui, sert son éloquence.

Crédits :  Alain BOSCUS, « Jaurès orateur », Histoire par l’image [en ligne], http://histoire-image.org/fr/etudes/jaures-orateur

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