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Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
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Fiche Œuvre

Deux roues d’un char cultuel

Deux roues d’un char cultuel © Tous droits réservés
Artiste

Anonyme

Chronologie
1350-800 avant notre ère
Technique
Bronze coulé
Numéro d’inventaire
25518
Collection
Archéologie de l’âge du Bronze
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Ces roues ont été découvertes vers le milieu du XVIIIe siècle à Fa dans l’Aude. On peut les dater de la fin de l’âge du Bronze final (1350-800 avant notre ère). D’un faible diamètre (53 cm), ces roues se composent d’une jante creuse (ouverte sur l’extérieur), d’où partent cinq rayons creux, coulés sur noyau d’argile, qui la relient au moyeu cylindrique. Celui-ci déborde de part et d’autre de l’axe de la roue. Plusieurs anneaux filetés décorent chaque partie du moyeu tandis qu’un triple filet souligne la naissance des rayons. La roue était augmentée d’une bande en bois, insérée dans la jante métallique et maintenue par des rivets longs encore en place.
Le débord du bois nous est inconnu, il paraît difficile de penser qu’il ait pu agrandir considérablement le diamètre. Cette caractéristique tend à prouver que ces roues étaient trop petites pour un char de transport ou de guerre ; leur appartenance à un char cultuel ou processionnel, à deux, trois ou quatre roues est plus vraisemblable. Ces chars étaient utilisés dans le culte du soleil et servaient, semble-t-il, pour porter, lors des processions, un symbole solaire. Le char votif miniature de Trundholm (Danemark), du XIVe siècle avant notre ère, en est une remarquable évocation. Le transport rituel d’une situle contenant de l’eau ou du chaudron, révélateur de cultes encore difficiles à préciser, n’est pas à écarter. Le char de La Côte-Saint-André (Isère), découvert dans une situle et un bassin, témoigne de ces pratiques, en vigueur au VIe siècle avant notre ère.

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