Nos musées en ligne
L’association
Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
Administration des musées
Fiche Œuvre

La Mort du frère

La Mort du frère © Tous droits réservés
Artiste

Edmée Larnaudie

(08/02/1911 Saint-Pierre-Toirac - 07/11/2002 Saint-Pierre-Toirac)
L’artiste
Chronologie
1940
Technique
Huile sur toile
Dimensions
49 x 60 cm
Numéro d’inventaire
2010.1.4
Collection
Collection Edmée Larnaudie
Voir la collection
En savoir plus

« L’art, comme la religion, sur un autre plan, est une réponse à l’angoisse humaine devant la mort » (Edmée Larnaudie).

Le jeune homme est couché dans un lit de fer, les deux bras étendus symétriquement de part et d’autre de son corps. Edmée, sa sœur, entièrement vêtue du noir du grand deuil, les cheveux comme prématurément grisonnants, est agenouillée près de lui. Le drap tombé à terre relie une dernière fois le frère et la sœur dans un linceul commun. La jeune femme a passé son bras droit autour du cou du défunt et, soulevant la nuque, a enfoui sa tête dans le creux de l’épaule fraternelle. Le visage du jeune homme, pâle et émacié, est tourné vers celui de sa sœur. La couverture a une étrange couleur verte, comme un rappel des eaux du Lot dans lesquelles il s’est noyé.

La nudité du décor laisse toute sa place à l’émotion qui se dégage de cette scène dramatique. La seule note de couleur est, au mur, la représentation d’une Piéta qui fait écho à la scène réaliste et prosaïque peinte par Edmée Larnaudie. Symbole de toutes les douleurs, la Vierge au voile bleu pleure la mort de son fils, corps pantelant sur les genoux de sa mère, se détachant sur un manteau rouge sang. Edmée Larnaudie a peut-être tenté d’apaiser son chagrin en s’adressant à elle, retrouvant les paroles du Stabat Mater :
« O, Mère, source d’amour,
faites-moi sentir la violence de vos douleurs
afin que je pleure avec vous. (…)
De votre fils blessé,
qui a daigné souffrir pour moi,
partagez les peines avec moi. (…)
Je veux me tenir avec vous
près de la Croix
et m’unir à vous dans votre deuil. (…)
Laissez-moi pleurer avec vous ».
Sabine Maggiani

Cette oeuvre n’est pas présentée de façon permanente.

À découvrir ici
Dans la même collection
Voir la collection