La Prière
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Dans une église de campagne, au chevet plat, aux murs simplement badigeonnés de gris, dont le chœur est seulement éclairé par un petit vitrail de verre blanc agrémenté de quelques points en grisaille noire, les fidèles s’approchent du prêtre pour recevoir la communion. Certains se sont déjà agenouillés devant la grille qui sépare le chœur du reste de l’église. Une femme toute vêtue de noir, la tête coiffée d’un fichu, s’éloigne, mains jointes et tête baissée. Derrière elle, deux personnes semblent déjà avoir reçu l’hostie et tiennent leur visage baissé dans leurs mains. Un homme vêtu d’une blouse gris-bleu lève la tête vers le prêtre debout devant lui. Plus loin, à gauche, une petite fille habillée d’une robe à carreaux rouges et blancs, les cheveux ramenés en une unique tresse, attend son tour en se tortillant. Les traits des visages ne sont pas dessinés, seules les attitudes corporelles des participants semblent avoir intéressé l’artiste, confirmant qu’il s’agit plus ici d’une étude que d’une œuvre aboutie.
La scène se concentre sur l’acte même de la communion. La grille de chœur, le chancel, n’est pas ouvragée, l’autel gris évoque ceux en marbre blanc typiques du XIXe siècle. Il est couvert d’une dentelle blanche. Sur les gradins gris sont posés des globes décorés de fleurs sèches ou artificielles, des chandeliers et un vase d’un bleu vif contenant quelques fleurs blanches, motif traditionnel des Annonciations. Le tabernacle est lui aussi d’une grande simplicité et est surmonté d’une fine croix métallique.
La seule richesse de cette église est sans doute la statuette de Vierge couronnée à l’Enfant que l’on aperçoit à droite, rapidement esquissée mais dont le mouvement évoque parfaitement les relations d’amour réciproque entre la mère et son fils que les artistes développèrent dans la statuaire à partir du XIIIe siècle.
Sabine Maggiani
Cette oeuvre n’est pas présentée de façon permanente.