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Fiche Œuvre

L’Agitateur du Languedoc

L’Agitateur du Languedoc © Tous droits réservés
Artiste

Jean-Paul Laurens

(1838 Fourquevaux - 1921 Paris)
L’artiste
Chronologie
1887
Technique
Huile sur toile
Dimensions
149 x 115,5 cm
Statut administratif
Legs de Paul Bories
Numéro d’inventaire
RO 699
Collection
Peintures XIXe siècle
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Personnage principal de l’œuvre, Bernard Délicieux est un moine franciscain originaire de Montpellier, né en 1260. Il fut l’un des plus virulents opposants à l’Inquisition, lors de la répression menée contre l’hérésie cathare de la fin du XIIe siècle au XIVe siècle. Cette œuvre fait partie d’une série de toiles exécutées autour de la figure de ce personnage, et intervient comme une suite à deux autres tableaux : La Délivrance des emmurés de Carcassonne et L’interrogatoire. Jean-Paul Laurens devait conclure son cycle sur Bernard Délicieux par la représentation de sa défaite dans Le Torturé ou Après la question. Jean-Paul Laurens s’inspira, pour cette série de peintures, d’un texte de l’historien Bernard Hauréau, «Bernard Délicieux et l’Inquisition albigeoise», publié sous forme d’articles dans la Revue des Deux-Mondes en 1868 et repris sous forme de livre en 1877. Jean-Paul Laurens choisit de représenter ici la scène du jugement : au premier rang au centre, face à Bernard Délicieux, le grand inquisiteur est entouré de deux religieux ; derrière eux siègent les représentants de l’Église, cardinaux et évêques. Le moine, vêtu de la bure franciscaine, lève un bras vengeur vers ceux qui l’accusent, et dont les visages momifiés, réprobateurs ou indifférents, apparaissent comme l’incarnation même de la répression bornée. Cette attitude est soulignée de manière plus explicite encore par l’attitude des deux moines aux visages dissimulés, alors que l’inquisiteur, revêtu d’hermine, paraît scandalisé par le propos du franciscain.
Originaire du Languedoc, Jean-Paul Laurens, attaché à ses racines provinciales, ne pouvait qu’être particulièrement intéressé par cet épisode dramatique de l’histoire de son pays. À cet intérêt s’ajoutait un anticléricalisme républicain, qui trouvait dans la lutte de Bernard Délicieux contre le fanatisme de l’Inquisition un support tout naturel à ses propres convictions.

© Musée des Augustins.

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Toulouse | 31
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